Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.
Augeville et Bracquetuit : célébration de la Saint Jean le 23 juin
Les feux de
Ce week end, la saint Jean va être célébrée à Augeville près de Bosc-le-Hard et à Bracquetuit. Retrouvons ici l’historique des feux de
Ce
tte date a été fêtée de tout temps. En Syrie et en Phénicie, le solstice d'été donnait lieu à une grande fête en l'honneur de Tammuz, qui commençait la veille au soir, comme dans la traditionnelle Saint Jean.
Les feux de Le culte du feu associé au solstice d'été se retrouve également en Chine, en Turquie, dans les rites vaudous, et aussi chez les Incas. Dans la plupart des communes françaises, un bûcher de bois d'une dizaine de mètres de haut est construit pour être brûlé le soir de la fête. Dans les Vosges, ainsi qu'au sud de
Les Feux de
C’était le soir, sur la place d'une petite ville, ou bien à la campagne, sur une hauteur dominant le paysage. Un bûcher d'ajoncs ou de brindilles, tordus en cône autour d'une grande perche et surmontés d'un bouquet et de l'étendard de saint Jean, attendait les " processionneurs ". Le curé venait en tête, suivi du maire et des adjoints. Ils faisait le tour du bûcher. Après quoi, le maire abaissait son cierge et allumait lui-même le tantad, des danses se faisaient autour du brasier quand il se mourrait. Quelques personnes s'amusaient même à le traverser d'un bond... Au début du XXe siècle déjà, il n'y a plus guère de feux de Paris n'avait déjà plus de feux de Saint-Jean au début du XXe siècle. Les derniers datent de l'Ancien Régime. On dressait alors le bûcher sur la place de Grève et c'était le roi en personne, assisté de toute sa cour, qui l'enflammait. L'historien Dulaure nous a laissé la description d'une de ces cérémonies, qui se passa sous Charles IX : « Au milieu de la place de Grève était placé un arbre de soixante pieds de hauteur, hérissé de traverses de bois auxquelles on attacha cinq cents bourrées et deux cents cotrets ; au pied étaient entassées dix voies de gros bois et beaucoup de paille. Cent vingt archers de la ville, cent arbalétriers, cent arquebusiers, y assistaient pour contenir le peuple. Les joueurs d'instruments, notamment ceux que l'on qualifiait de grande bande, sept trompettes sonnantes, accrurent le bruit de la solennité; Les magistrats de la ville, prévôt des marchands et échevins, portant des torches de cire jaune, s'avancèrent vers l'arbre entouré de bûches et de fagots, présentèrent au roi une torche de cire blanche, garnie de deux poignées de velours rouge; et Sa Majesté, armée de cette torche, vint gravement allumer le feu ». Le dernier monarque qui alluma le feu de Grève de ses mains fut Louis XIV. Plus tard cet honneur revint au prévôt des marchands et, à son défaut, aux échevins. Mais De quelqu'un qui se couchait tard, on disait jadis : « Il est allé ramasser un charbon de Saint-Jean ». Le fait est que ces charbons passaient en Bretagne pour avoir toutes sortes de propriétés merveilleuses. Il en suffit d'un recueilli dans les cendres du tantad et dévotement placé, au retour, dans un coin du foyer, pour préserver la maison de l'incendie et de la foudre. On disait encore qu'en balançant les nouveau-nés devant la flamme de trois tantads, on les gardait à tout jamais contre le mal de la peur... En Poitou, pour célébrer Ici, les traces du druidisme sont évidentes : cette roue qui brûle est une image grossière, mais sensible, du disque du soleil, dont le passage féconde les terres. En Allemagne, des usages du même genre constatent la liaison qui existe entre les feux de
Croyances bretonnes
Les Bretons conservaient avec une grande piété un tison du feu de