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Histoire : Architecture
18 avril – Journée internationale des monuments et des sites
Thème 2014 : Patrimoine de la commémoration

Et oui, cette célébration était hier, mais il n’y a pas de jours pour admirer les vieilles constructions, à moins d’être un rond de cuir à l’esprit obtus, qui doit penser que nous avons du caca dans les yeux, ne voyant pas des détails d’une église, d’une vieille maison.
Cet article trouve sa source dans le site d’ICOMOS.
Au cœur de l’action de l’ICOMOS, il y a la connaissance, la protection et la conservation des constructions, des sites et des ensembles d’intérêt notamment au chapitre de l’histoire et de la mémoire. Ces éléments du patrimoine culturel ont une valeur associée à l’histoire, celle des sociétés, des personnes ou encore des arts et sciences qu’elles ont pratiqués.
En cela, ces monuments ou ces sites, y compris des formes plus complexes et diversifiées comme les paysages vivants, portent de façon tangible la mémoire d’une partie de l’aventure humaine. À ce titre, ils participent à une certaine forme de commémoration et de transmission, par leur authenticité et leur intégrité, des valeurs qui comprennent celle de l’histoire.
L’orateur romain Cicéron définissait un monument non par sa forme ou son échelle mais par sa capacité à nous rappeler quelque chose. Au-delà de cette observation générale sur l’association intime entre l’histoire humaine et ce patrimoine dont l’ICOMOS et ses membres se préoccupent, la thématique de la Journée internationale des monuments et des sites 2014 – le patrimoine de la commémoration – offre l’occasion de mettre en valeur ces constructions qui ont été réalisées expressément pour commémorer un événement, un personnage, une idée, etc.
La suggestion de ce thème est en partie inspirée par le centenaire en 2014 du début de la Grande Guerre de 1914-1918. Par son ampleur dévastatrice et son extension internationale, cette grande tragédie de l’ère moderne amena les sociétés à adopter à une nouvelle forme de commémoration, orientée davantage sur la notion de sacrifice et la personnalité individuelle des innombrables victimes plus que sur celle des événements et des personnalités héroïques. Cela a donné un patrimoine distinctif de monuments et de sites aménagés dont la fonction première est de perpétuer la mémoire.
Les formes du patrimoine de la commémoration sont très diversifiées. Elles comprennent des inscriptions gravées, des mausolées à l’architecture exceptionnelle et des œuvres de sculpture monumentale, des réalisations plus modestes tenant des traditions populaires ou encore des aménagements consacrées, tant des cimetières que des jardins mémoriels. Elles comprennent aussi des éléments auxquels on a donné une valeur commémorative; par exemple, des ruines ou des vestiges industriels dotés de plaques ou encore des espaces publics dont la toponymie commémore un événement historique ou une personnalité marquante. Plusieurs parmi les biens inscrits sur la liste du patrimoine mondial ont cette vocation; par exemple, le Taj Mahal à Agra en Inde, le Mémorial de la Paix et le Dôme Genbaku à Hiroshima au Japon, le Hall du Centenaire à Wroclaw en Pologne ou la Statue de la Liberté à New York aux États Unis.
En proposant le thème du patrimoine de la commémoration pour la Journée internationale des monuments et des sites en 2014, l’ICOMOS invite ses Comités nationaux et internationaux, ses membres et ses partenaires à mettre en valeur un patrimoine qui répond au besoin profond des humains de se souvenir et de transmettre leur mémoire aux générations suivantes. C’est aussi une invitation à réfléchir aux défis complexes de la mémoire et de la conservation d’un tel patrimoine dans le monde contemporain.
Ne négligeons jamais notre histoire, ne la renions pas non plus, sous peine de revoir surgir les vieux démons du passé, avec notamment la déportation des minorités par les nazis, ainsi que leurs assassinat.