Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.
Les Grandes-Ventes : commémoration
La Sainte Barbe et les pompiers
Le samedi 24 novembre, la Sainte Barbe sera célébrée aux Grandes-Ventes. A 17 h 45 rassemblement des autorités, des sapeurs pompiers et présidents d’associations sur la place de l’hôtel de ville. 18 h office religieux, 19 h dépôt de gerbe, 19 h 15 revue des sapeurs pompiers et du matériel, 19 h 30 remise des médailles et vin d’honneur.
Ma
is qui était Sainte Barbe ?
Sainte-Barbe est née d'un père païen vers 235 à Nicomédie (en Turquie, aujourd'hui Izmit). Elle fut de bonne heure instruite des vérités chrétiennes par ses lectures, et fit de même tout son possible pour éviter le mariage.
Dioscore, son père, était un être d'un naturel cruel. Celui-ci, voyant que sa fille, déjà parvenue à l'adolescence, était d'une grande beauté très remarquable, et comprenant les dangers auxquels ne tarderaient pas à l'exposer ses grâces jointes à une immense fortune, imagina de l'enfermer dans une forteresse inaccessible.
La célèbre tour ressemblait plus à un palais magnifique qu'à une prison. Barbe profita de l'absence de son père pour faire percer une troisième fenêtre en plus des deux dont disposait sa prison dorée, pour symboliser la Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit. De même elle y traça des signes de croix. Son père, à son retour, lui demanda l’explication de ces signes. Elle lui dit qu’elle avait voulu représenter un Dieu en trois personnes et la mort du fils de Dieu sur la croix. Dioscore entra en furie voyant que sa fille embrassait "les rêveries" des chrétiens. Elle dut fuir. Il la poursuivit longtemps et, l’ayant enfin retrouvée, il l’accabla de coups, la prit par les cheveux et la ramena à sa maison où il la tint enfermée dans la tour et la traita comme une esclave. Il la mena ensuite au tribunal de Marcien, gouverneur de la Province. Il l’accusa d’être chrétienne. Il demanda qu’elle fut châtiée selon la rigueur des édits que les empereurs avaient promulgués contre les chrétiens. Barde n'avait que 16 ans.
Marcien s’efforça d’abord de la faire fléchir par de belles paroles mais, la voyant insensible à ses remontrances, il changea de tactique en devenant cruel. Après la flagellation, il la fit ramener en prison. La même nuit, Jésus lui apparut dans une lumière, et l’exhorta à la persévérance. Il lui promit de l’assister dans toutes ses tribulations. Et pour lui donner des gages de protection, il la guérit de toutes ses plaies.
Le lendemain, le gouverneur la fit comparaître une seconde fois devant son tribunal, et, la voyant guérie des blessures dont son corps avait été tout couvert, il attribua ce miracle à ses faux dieux et tâcha de la persuader de leur offrir quelques sacrifices en actions de grâces. Mais la jeune fille lui affirma qu’elle avait été guérie par Jésus-Christ.
Le juge, irrité, commanda au bourreau de lui déchirer les flancs avec des peignes de fer, et quand ils seraient entre ouverts, de les lui brûler avec des torches ardentes, et, enfin, de lui décharger sur la tête de grands coups de marteau.
Pendant qu’on exécutait cet arrêt, elle avait les yeux levés vers le ciel et priait. A ces tourments en succéda un plus douloureux : la sainte eut les seins coupés. Mais l’amour qu’elle portait à Dieu et le désir de souffrir pour lui, faisaient que ces douleurs lui étaient agréables.
Marcien, se voyant vaincu par la constance de Sainte-Barbe, s’avisa d’un autre genre de supplice, qui était le plus sensible qui put faire souffrir une vierge : il commanda qu’on lui ôta ses habits, et qu’en cet état elle fût chassée à coups de fouet par les rues de la ville. Alors la sainte, levant les yeux au ciel, fit cette prière à Dieu : "Ô mon Seigneur et mon Roi, qui couvrez quand il vous plaît le ciel de nuages et la terre de ténèbres, cachez, je vous en supplie, la nudité de mon corps, afin que les yeux des infidèles ne le voyant point, ils n’aient pas sujet de faire des railleries de votre servante". Sa prière fut aussitôt exaucée et Dieu lui apparut, remplit son cœur de consolation et la couvrit d’un vêtement lumineux qui ôta aux idolâtres la vue de son corps.
Enfin, Marcien la condamna à avoir la tête tranchée. Dioscore, qui s’était trouvé à tous les tourments de sa fille, semblait n’attendre que cette sentence pour se baigner dans son sang virginal et achever d’assouvir sa rage contre elle ; car dès qu’elle fut prononcée, il se présenta pour en être lui-même le bourreau
Barbe fut menée hors de la ville, en haut d’une montagne où, étant arrivée, elle se mit à genoux pour remercier Dieu de la grâce qu’il lui faisait de l’honorer du martyre. Elle le pria d’exaucer ceux qui demanderaient quelque chose par son intercession. A l’heure même, on entendit une voix céleste l'assurant que sa requête était exaucée, et l’invitant à venir recevoir la couronne qui lui était préparée au ciel. Son père inhumain ne lui laissa pas plus de temps pour faire sa prière : il lui coupa la tête le 4 décembre, sous l’empire de Maximin Ier. C'est en revenant à la Cour, triomphant et fier de son zèle à servir les idoles de l'état, il fut frappé par la foudre qui réduisit son corps en cendres. Plus tard, le corps de Sainte-Barbe fut exhumé et ses reliques transportées en divers pays.
L'histoire de Sainte-Barbe étant basée sur des sources plus ou moins légendaires. Son nom a été supprimé du calendrier par l'Eglise en 1969. Il fut remplacé par "Barbara".
Sainte Barbe est généralement représentée avec un ou plusieurs des attributs : une tour à trois fenêtres, un éclair, un livre, une couronne ou une palme de martyre et une épée.
Les catholiques prient donc sainte Barbe pour se protéger de la foudre. Elle est aussi la patronne des architectes, des géologues, des pompiers, des mineurs (et par extension actuellement, des ingénieurs), des artilleurs, des sapeurs, des canonniers, métallurgistes et autres corporations liées au feu, dont les pétroliers militaires.