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Culturel : France 5, TV
L’occupation sans relache – Les artistes pendant la guerre
jeudi 13 janvier de 00:30 à 03:30, documentaire sur France 5
Ce documentaire plonge le téléspectateur au coeur de la vie artistique parisienne sous l'Occupation.
Cet aspect de l'histoire, jusqu'alors rarement traité, permet de relier la vie quotidienne des Français au parcours tant artistique que mondain de plusieurs artistes emblématiques de cette époque assez particulière : Jean Gabin, Arletty, Danielle Darrieux, Maurice Chevalier, Tino Rossi, Sacha Guitry...
Ces quatre années noires n'ont pas empêché un réel foisonnement artistique.
A l'aide de témoignages, d'interventions d'historiens et d'archives parfois inédites, ce film offre un éclairage tout en nuances sur cette période.
Le film recèle bon nombre d'archives, et parmi elles de petits trésors : des images totalement inédites tournées par des soldats allemands lors de leur séjour à Paris. Des images, en grande partie tournées en couleur, qui nous donnent à voir le Paris des spectacles, le Paris de la nuit, le Paris érotique et le Paris de la collaboration ….horizontale !
Enfin, le film relate des faits aujourd’hui incontestables sur la réalité de la collaboration, qui peuvent être aujourd’hui mises au grand jour après un long travail de recherche. Il les replace dans leur contexte et dans leur complexité historique.
Il n’occulte pas les questions sensibles et souvent gênantes concernant nombre des artistes de la période : Sacha Guitry et Arletty furent-ils des « collabos » ou Louis Jouvet un grand résistant ?
Qui sait que l’acteur Michel Simon porta l’étoile Jaune alors qu’il n’était pas juif ?
Qu’Arletty a sauvé Trauner de la déportation ?
Qui connaît le nom de Robert Hugues Lambert, cet acteur qui incarna Mermoz à l’écran et qui fut déporté à cause de son homosexualité ?
Qui se souvient que Sacha Guitry fut dénoncé comme juif alors qu’à la Libération il le fut comme collaborateur ?
Qui pourrait expliquer pourquoi les Nazis libérèrent Harry Baur après l’avoir torturé pendant trois mois ?
Toutes ces informations, et bien d’autres, viennent émailler « L’occupation sans relâche » et montrer l’imbrication entre la vie artistique et la vie… tout court.