Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.
Hospitalisé depuis le 12 novembre 2009, après son dernier concert à l'Olympia, il a été emporté par la rupture de plusieurs anévrismes, à l'hôpital Bichat, de Paris. Il avait 46 ans. Sa mère, Isabelle Monin, journaliste et écologiste engagé, a livré la nouvelle aux fans de Mano Solo, sur le babillard de www.manosolo.net. «Il ne viendra plus. Il ne viendra plus nous invectiver. Il ne viendra plus nous encourager. Il ne viendra plus nous donner tout ce qu'il avait: son talent, sa forme, son élan, sa générosité», a-t-elle écrit.
Né le 24 avril 1963, à Châlons-sur-Marne. Mano Solo est le fils Cabu, dessinateur et caricaturiste engagé. Mano Solo quitte l'école à 15 ans, et intègre le domaine punk. Guitariste pour le groupe Les Chihuahuas, puis pour le groupe La Marmaille nue (aussi titre de son premier album et nom de sa maison d'édition). Il privilégia la peinture durant un temps puis revint en solo derrière un micro pour mettre à vif ses révoltes sur le mode d'un répertoire "réaliste". Atteint du sida, Mano Solo ne s'en cache pas. Dans les années 2000, l'espoir revient grâce aux trithérapies.
Sur la scène du Bataclan, en octobre 1995, il déclare: «J'ai deux nouvelles, une bonne et une mauvaise. La bonne, c'est que je ne suis plus séropositif. La mauvaise, c'est que j'ai le sida!»
Il avait sorti un dernier album, Rentrer au port en septembre 2009 et parlait d'arrêter les tournées et d'ouvrir un cabaret dans le sud de la France.
Mano Solo déclarait : «Je suis un personnage beaucoup moins noir que ce qui transpire de mes disques. Je n'ai jamais été désespéré. On ne peut se battre quand on est désespéré. C'est toujours les autres qui me voient désespéré. Moi, je suis plein d'espoir.»
La carrière de Mano Solo fut courte mais il a marqué la chanson française d’une empreinte indélébile, de par son talent, ses engagements, et ses révoltes.