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Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.

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Otage : le prix d'un homme en France

  

Fait de société : Otages en Afghanistan



Le prix d’un homme

2 journalistes de France 3 sont actuellement en détention en Afghanistan. Le général Georgelin a suscité le tôlé de la profession en donnant le prix engagé pour leurs libérations.


Début janvier janvier 2010, Nicolas Sarkozy déclarait : « il faut que les français sachent le coût de cette histoire ».


Le général Georgelin déclarait en février sur Europe 1 : « nous faisons ce que nous devons faire pour les libérer. J’ajoute d’ailleurs qu’à l’heure actuelle, nous avons dépensé plus de 10 millions d’euros pour nous occuper de cette affaire. »


L’association Reporters sans frontières a estimé ces « propos déplacés » venant du chef d’état major des armées.


Une nouveauté
Jusque là, jamais aucun chiffrage n’avait été donné pour la libération d’otages. Pourtant, ce type d’opération se déroule tous les ans. Jamais, le grand public n’a connu le coût de la libération d’Ingrid Bétancourt. Il ne faut pas oublier l’opération commando de 2003, les voyages à Bogota, …


Un communiqué de presse de France Télévision pointe l’absurdité de la déclaration du général Georgelin : « il n’était pas, jusque-là, dans les habitudes de la France d’évaluer le coût du rapatriement de citoyens français retenus contre leur gré à l’étranger. Si un tel débat devait avoir lieu, peut être fallait-il attendre le retour de ces deux journalistes pour l’ouvrir. »


Selon Martine Gauffeny, déléguée générale de l’association otage du monde « il semble que les relations entre France Télévision et le gouvernement ne sont pas au beau fixe.


Les services de communication des armées ne remplaceront jamais le travail d’un journaliste de terrain.


Il ne faut pas se tromper de coupables. Les journalistes ont été capturés dans l’exercice de leurs fonctions. Les vrais coupables sont les ravisseurs.


Le gouvernement devrait faire attention à ne pas ce mettre à dos l’ensemble de la profession journalistique. Il serait dommage que l’état s’immisce dans les journaux, s’apparentant à une république bananière.

 

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