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Faits de société : lutte contre les ordures
Quand l’ONU veut lutter contre la pourriture ambiante
Il y a des journées pour tout et sur tout, bref, il y a surtout des journées mondiales. Cependant certaines peuvent nous faire gentiment sourire, sachant qu’elles ne résoudront rien à notre qualité de vie.
Aujourd’hui est sans doute une des Journée Mondiale des Nations Unies les plus utopique qui soit. Il s’agit de la journée mondiale (rien que ça) contre la corruption, qui a été lancée lors d’une nouvelle Convention mondiale contre la corruption le 9 décembre.
La Convention de l'ONU contre la corruption établit de nouvelles normes et constitue une avancée considérable en matière de recouvrement des avoirs illicites envoyés à l'étranger. Mais son succès exige une volonté politique et un engagement à faire le suivi de sa mise en œuvre
La Convention des Nations Unies contre la corruption, ouverte à signature dès décembre 2003 à Mérida, Mexique, est une étape importante dans l'effort international pour combattre la corruption, selon Transparency International - principale organisation non gouvernementale internationale se consacrant à la lutte contre la corruption. La cérémonie de signature de la Convention, le 9 décembre, date récemment adoptée comme journée internationale anti-corruption par l'Assemblée générale de l'ONU, est le résultat de 3 ans d'efforts de 129 pays pour agir contre la corruption au niveau mondial.
"La Convention fournit un ensemble de normes et de mesures très complet visant à favoriser la coopération internationale et les efforts au plan national pour combattre la corruption" a déclaré aujourd'hui à Merida Peter Eigen, Président de Transparency International. "La Convention comble les lacunes flagrantes observées au niveau de deux des outils les plus importants pour combattre la corruption internationale : l'assistance juridique mutuelle et le recouvrement des avoirs envoyés à l'étranger par des fonctionnaires corrompus" a ajouté Eigen.
La convention de l'ONU prévoit l'instauration d'un système efficace d'assistance juridique mutuelle. Ceci devrait faciliter les poursuites judiciaires dans les cas de corruption transfrontaliers. Les cas de corruption internationaux tels que l'affaire Elf ou celle du projet hydraulique de la région des Highland au Lesotho constituent de rares exceptions, où des procureurs persévérants ont obtenu des résultats après des années d'efforts. Beaucoup plus fréquemment en effet, les cas sont abandonnés parce que le manque de coopération avec l'étranger rend presque impossible toute tentative de remonter la piste de l'argent.
La convention de l'ONU suscite également l'espoir que des fonds transférés à l'étranger par des chefs d'Etat corrompus (les accusations les plus connues ont été portées contre messieurs Abacha, Taylor, Mobutu, Fujimori, Bhutto et Suharto) pourront être restitués aux pays d'où ils ont été pillés et employés pour améliorer le bien-être du peuple. La Convention est révolutionnaire en ce qu'elle inclut pour la première fois dans un instrument juridique international le concept, la description et les procédés en matière de coopération internationale pour le recouvrement des avoirs volés. La Convention établit également que les personnes ayant subi des dommages à cause de la corruption ont le droit d'initier une action en justice à l'encontre des responsables.
Source : http://www.oecd.org
Evidemment, Eawy News ne se risque pas à évoquer des affaires de corruption en France, de toute façon, tout un chacun sait bien que la corruption n’existe pas en France, c’est quasiment le pays des Bisounous ! Vous serez bien d’accord, n’est-ce pas !