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Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.

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L'art brut version Vincent Prieur

 

Saint Denis sur Scie : Art Brut


L’Art Brut vu par Vincent Prieur

L’art brut a été lancé officiellement en 1945 par Jean Dubuffet afin de désigner l’ensemble des œuvres produites par des créateurs libres de toutes influences artistiques.



L’art brut est un courant artistique novateur, d’une grande pureté initiale. Ce détail est important, du fait que les autres courants artistiques ne connaissent pas cette pureté spontanée, les uns utilisant les lignes directrices des uns des autres, et vice versa.


Ces artistes atypiques sont libres de tout engagement artistique : ils ne sont influencés par personnes. Ils ne connaissent pas l’impressionnisme, l’expressionnisme, l’art abstrait, le classicisme, la renaissance. Tout ceci leur est totalement étranger. Certains ont commencé à dessiner, peindre, sculpter tout à fait par hasard, d’autres ont débuté à l’hôpital, en service psychiatrique ou autres.


Ces autodidactes de l’art viennent d’univers totalement différents : hommes, femmes, jeunes, anciens, riches, pauvres, en pleine santé, malades… Tous ont un langage artistique qui leur est propre afin de véhiculer leurs ressentis, leurs émotions, leurs singularités.


Vincent Prieur a commencé à sculpter en 1996. Il a utilisé un gros stock de bois, de la charpente, des gonds, de la ficelle du chanvre, de la chaux, des feuilles d’or, de la dentelle,… Evidemment, il lui a nécessité énormément de temps libre.


Il a aussi testé des nouveaux matériaux, expérimenté de nouvelles techniques ; détourné de leur utilisation première de vieux objets. Le bois de charpente étant rigide, il l’a conjugué avec du bois flotté, un bois plus tortueux qui amène au mouvement.


Vincent Prieur aime démonter, enrober, ciseler déplacer, creuser, rechercher, caresser, composer, accumuler, nouer, chatouiller, ouvrir, recomposer, enlacer dénouer, étirer, imaginer s’égarer, le but étant de surprendre et de se surprendre


Ce sculpteur atypique aime les scènes de la vie ordinaire. Il est intrigué par tout ce qui bouge. Il transpose ses pensées et ses rêves, tantôt poétique, tantôt joyeux, pathétique, ridicule, mélancolique.


Vincent Prieur fut inspiré tout jeune par les couleurs de certaines toiles abstraites. A 20 ans, il aime le style violent et énergique de Jean Michel Basquiat. Évidement, il est fasciné par les personnages de Dali. Il raffole aussi de l’œuvre de la grande artiste de l’Art Brut Aloïse Corbaz


Vincent Prieur se définit ainsi : « je suis un pinseyeur, je ramasse d’abord du bois flotté mais trouve aussi quelques objets inattendus. Débarrassé de ses scories, le plus souvent imputrescible et imprégnée d’une odeur subtile de parfum de la mer, le « pinsé » provoque mon imagination. Loin d’être un déchet mort, il peut être porteur de vie… »


Ne manquez pas les expositions dans la région où est présent Vincent Prieur. Son monde est stupéfiant de poésie, de beauté originelle.

N’hésitez pas à prendre votre temps pour admirer son œuvre.

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