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Fait de Société : querelles politiciennes
Corinne Lepage et le Modem : Le divorce
L’eurodéputée et vice-présidente du Modem, Corinne Lepage a annoncé, le mercredi 17 mars dernier, sa démission du Modem, parti centriste. Trois jours après l’échec électoral du Modem, chutant au premier tour des régionales, à 4,1%, Corinne Lepage quitte le parti dont elle était vice-présidente.
Réagissant à l’annonce du départ de Corinne Lepage, le sénateur Modem d’Arras, Jean-Marie Vanlerenberghe, lui avait demandé de «démissionner de son mandat européen», arguant «une question de dignité, si ce mot a encore un sens pour elle».
La réponse de Corinne Lapage ne se fit pas attendre : «Franchement minable».
La rupture
Présidente du petit mouvement écologiste Cap 21, élue sous les couleurs du Modem aux élections européennes en juin 2009, Corinne Lepage explique qu’elle a «été élue par le peuple français. Aucun parti politique n’est détenteur d’un mandat. Je ne vais pas remettre au Modem mon mandat, Si j’avais à remettre mon mandat ce serait aux Français qui m’ont élue et ce sera dans quatre ans et demi.»
Selon elle, la direction du parti centriste est «incapable de changer de mode de fonctionnement, d'entendre les militants comme les électeurs». Elle reprochait à François Bayrou, président du Modem sa «gouvernance trop personnelle». Déjà au lendemain des élections, au premier tour, elle expliquait: «On a eu le sentiment que le parti a été sacrifié dans cette élection à l’obsession présidentielle de François Bayrou»...
Dans l’entretien qu’elle a donné au Monde.fr, Corinne Lepage ne pense pas rejoindre Europe Ecologie mais est prête à travailler avec le parti de Daniel Cohn-Bendit à «la constitution d’un grand rassemblement» autour d’«un projet écologique et démocrate».