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Littérature : 4 ème de couverture monstrueuse
Comme un Roman de Daniel :
10 droits imprescriptibles du lecteur.
La 4ème de couverture de ce livre est particulière, analysons- en chacun des droits imprescriptibles du lecteur.
1. Le droit de ne pas lire
Ne pas lire c’est se refuser à la culture, à l’information, c’est renier une ouverture vers le monde, qu’il soit réel ou imaginaire. C’est vrai que l’on a le droit de pas lire, mais quoi qu’il en soit, il est difficile d’ignorer les pubs et les étiquettes… Ce droit est totalement caduc. Sauf si on est analphabète, sachant que des gosses au tiers monde rêvent de savoir lire. Refuser le droit de lire, c’est cracher sur un système qui nous en offre la possibilité.
2. Le droit de sauter des pages
Sauter des pages, c’est risquer de manquer une information capitale, des subtilités de la langue française. Sauter des pages dans un Balzac qui n’était pas chien de description, c’est dommageable dans le sens que c’est sa façon de camper une atmosphère. En plus, c’est un manque de respect envers le travail de l’écrivain. C’est comme couper la parole à quelqu’un qui discute avec vous.
Le3. Le droit de ne pas finir un livre
Il faut laisser sa chance à tout écrivain, si cela se trouve sa conclusion est exceptionnelle.
4. Le droit de relire
Là, Eawy News est totalement d’accord avec Daniel Pennac. En relisant un livre, cela nous permet de pointer notre attention sur des détails qui nous ont échappé. Relire un livre est un pur plaisir, car nous lisons avec impatience en attendant les passages qui nous ont tant fait frémir de plaisir.
Le 5. Le droit de lire n’importe quoi
Tout à fait d’accord, nous pouvons lire un livre pour la jeunesse même quand nous sommes adultes, de lire Anaïs Nin dont la littérature érotique est grandiose, de lire des BD,même des mangas, nous trouvons des infos dans toute une kyrielle de livres. Certains sont insipides, même franchement immonde, mais si nous avons eu envie de ce livre, alors pourquoi pas, cela ne concerne que vous.
Pourquoi pas…. Meme si Mme Bovary était une salope infidèle et dénuée de reconnaissance pour son mari… Mais cela ne nous regarde pas !
e 77. Le droit de lire n’importe où
Là aussi, il n’est pas nécessaire d’être à son bureau pour dévorer un livre, pourquoi pas un fauteuil, un lit, par terre, sur la plage, dans l’herbe, dans le train, par contre pas dans sa voiture en conduisant… logique
8. Le droit de grappiller
Où est l’intérêt ? On ne bénéficie pas du jus, de la moelle substantifique de l’écrivain. C’est comme manger un cornet et laisser la glace.
9. Le droit de lire à haute voix
Si cela vous aide à vous concentrer, pourquoi pas…
10. Le droit de nous taire
La lecture silencieuse est véritablement reposante, nous pénétrons dans ce livre, c’est comme si nous regardions par le trou de la serrure, et que nous soyons des témoins privilégiés de l’histoire. Par contre quand un livre nous a plu, il serait nigaud de ne pas partager l’information. Bien au contraire, il faut le dire.
Daniel Pennac n’est pas un auteur exceptionnel pour ce livre. Ses idées ne sont pas suffisamment arrêtées pour faire comprendre aux ados, aux enfants toute la valeur d’un livre, du travail d’un écrivain. Il s’agit d’un partage de savoir dont nous fait don un écrivain.
Si Eawy News avait suivi les conseils de Daniel Pennac, son livre, jamais, il n’aurait été fini. Un livre construit l’humain, et malheureusement certains des droits imprescriptibles du lecteur détruise la culture humaine au lieu de la grandir. Dommage !