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Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.

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La France et la fièvre aphteuse.

 

 

La fièvre aphteuse, un complément d’information  

La fièvre aphteuse est une maladie animale, qui ne doit donc générer aucune inquiétude ni pour la population, ni pour le consommateur. Les mesures de prévention tant vis à vis des animaux vivants que de leurs produits, sont prises uniquement pour éviter une éventuelle propagation de la maladie au sein du cheptel français.

 

 

Description de la maladie

La fièvre aphteuse est une maladie qui touche les espèces animales à deux onglons, c’est à dire, pour ce qui concerne les animaux domestiques de nos latitudes : les bovins, les ovins, les caprins et les porcins. Elle touche également les animaux sauvages à deux onglons (cervidés, etc.). L’infection se fait par les voies respiratoires. Dans une première phase, qui dure deux à trois jours l’animal est fiévreux et abattu. Puis apparaissent des aphtes sur les parties à peau fine : muqueuses de la bouche, espace entre les onglons, trayons de la mamelle. Les aphtes se rompent en quelques heures et donnent des ulcères.

La maladie se termine quelques fois par la mort chez les adultes et assez fréquemment chez les jeunes ; la mortalité est très élevée chez les porcelets, les agneaux et les chevreaux à la mamelle.

La maladie guérit progressivement après amaigrissement et arrêt fréquent de la lactation chez les femelles ; elle laisse souvent des séquelles définitives telles que la dégénérescence du myocarde, pouvant entraîner une mort secondaire ou un état improductif.

Lorsqu’elle frappe un troupeau jusqu’alors indemne elle touche une très forte proportion des animaux : 60%, 75%, ou plus. Les pertes économiques justifient les mesures de protection prises par la plupart des Etats.

 

Dissémination et contamination.

Le virus est résistant à de nombreux agents physiques et chimiques. De ce fait il est très résistant dans le milieu extérieur. Sur terre il se propage par voie aérienne dans un rayon de 10 kilomètres. Au-dessus de la mer il peut se propager, si les conditions d’humidité et de vent s’y prêtent, sur de longues distances (plus de 200 kilomètres).

La durée d’incubation est comprise le plus souvent entre 2 et 7 jours, mais on a pu constater des extrêmes de 36 heures et de 20 jours.

L’excrétion du virus  dans le milieu extérieur par l’animal infecté commence dans les 48 heures précédant l’apparition des aphtes ; le pic de l’excrétion intervient dans les quelques heures qui précèdent et qui suivent l’apparition des aphtes. Les animaux infectés sont donc contaminants avant même qu’on puisse le savoir.

Parmi les matières virulentes les plus fréquentes on compte : l’air expiré, les urines, les matières fécales, la salive, le lait non pasteurisé, la viande congelée trop tôt après l’abattage (avant l’acidification qui intervient avec la maturation).

 

Les bovins et les ovins rejettent dans l’air jusqu’à 500 000 virus par vingt-quatre heures. Les porcs jusqu’à 2000 fois plus ; cette espèce est donc la plus contagieuse et la plus dangereuse pour la diffusion de la maladie.

La contamination se fait aussi indirectement, par l’intermédiaire de tous les vecteurs animés (hommes, animaux non sensibles) et inanimés (véhicules et produits divers) qui ont été en contact avec le virus et qui lui servent de support physique.

 

Le traitement de la fièvre aphteuse ?

ll n’existe aujourd’hui pas de traitement. Ce virus résiste dans le milieu extérieur et le froid le conserve. Pour le détruire, un pH inférieur à 6 ou supérieur à 8 est nécessaire, une température de 56°C pendant 30 minutes ou de 110°C pendant quelques secondes. Les désinfectants (soude caustique, lessive de soude, chaux vive, eau de javel) sont également efficaces.

La fièvre aphteuse et l’homme

 

La fièvre aphteuse est transmissible à l’homme mais très rarement, l’espèce humaine étant très résistante au virus. Le plus souvent la transmission se fait par contact étroit avec les animaux, par l’intermédiaire de petites blessures ou érosions de la peau. La transmission peut avoir lieu par le lait non pasteurisé (en cas d’apparition d’un foyer tout le lait des élevages de la zone de surveillance, instaurée dans un rayon de 10 kilomètres, est obligatoirement pasteurisé). Aucun cas de transmission à l’homme par la consommation de viande n’a été rapporté.

Les symptômes chez l’homme se manifestent par de la fièvre, des maux de tête et de l’anorexie, puis par l’apparition d’aphtes à la bouche, aux mains ou aux pieds. La cicatrisation intervient en une à deux semaines. La maladie ne laisse pas de séquelles. Le dernier cas humain rapporté en Grande-Bretagne a été observé en 1966.

Des symptômes semblables sont provoqués par plusieurs autres maladies. Il convient donc de faire procéder à des analyses de laboratoire avant de pouvoir incriminer la fièvre aphteuse.

Mesures prises en France, en cas d’apparition d’un foyer de fièvre aphteuse.

 

 

 

Les principes de la lutte contre la maladie retenus en Europe reposent, par la surveillance aux frontières et le fonctionnement d’un réseau d’alerte, sur l’isolement des foyers, la destruction des animaux sensibles qui y sont présents puis la désinfection rigoureuse desdits foyers. Une étude de l’INRA conduite en 1996 a montré que la politique de lutte qui permet à la fois l’épidémie la plus courte, le nombre de cheptels contaminés et les pertes économiques les plus faibles est celle de l’abattage des cheptels en phase clinique et des cheptels d’animaux sensibles ayant pu être en contact avec le virus.

Dès confirmation par le laboratoire de l’infection par le virus aphteux, le préfet prend un arrêté portant déclaration d’infection et déclenche un plan d’intervention du type « plan orsec ».
Mise en place d’une cellule de crise au niveau préfectoral.
L’arrêté préfectoral définit un périmètre interdit qui comprend 2 zones :
- une zone de protection (rayon 3 km) ;
- une zone de surveillance (rayon 10 km).

Sur l’exploitation infectée
Abattage d’urgence et destruction du troupeau atteint.
Destruction des produits de l’exploitation.
Nettoyage et première désinfection de l’exploitation.
Enquête épidémiologique.
Deuxième désinfection de l’exploitation (15 jours après la 1re).

Dans la zone de surveillance (10 km)
Tous les troupeaux sont recensés, séquestrés et isolés.
Les rassemblements et la circulation d’animaux sont interdits.
Désinfection de tous les véhicules de transport.
Interdiction des opérations d’insémination artificielle.
Surveillance des accès par la gendarmerie.

Dans la zone de protection (3 km)
Mêmes mesures que dans la zone de surveillance.
Interdiction de tout mouvement d’animaux.
Décontamination de toute personne entrant ou sortant d’une exploitation ou d’un pâturage.
Désinfection des véhicules quittant ou traversant la zone.

Levée des mesures
La zone de protection est libérée au plus tôt 14 jours après la 1re désinfection de l’exploitation infectée. La zone de protection devient zone de surveillance.
La zone de surveillance est levée 30 jours après la 1re désinfection.
Interdiction d’introduction d’animaux durant 21 jours après la 2e désinfection.

Pour conclure, il n’y a pas de quoi se faire de soucis et laisser agir ceux qui dirigent le pays. Gageons qu’ils le feront pour le bien de notre santé et de celle des troupeaux, c’est pour cela qu’ils ont été élus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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