Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.
Editorial : bilan de juin et juillet
La bonne poire
Une ancienne collègue m’a dit, il n'y a pas si longtemps, que j’étais une bonne poire. Elle m’a eu en face d’elle durant 3 mois. Elle m’a vu agir, réagir, me comporter face aux autres. Elle a vu le plaisir que j’ai de les aider.
Que je sois bénévole, que ce soit au travers de ce journal ou autre, elle trouve que je suis « une bonne poire ». Elle a raison, et je n’en suis pas fâchée. Mais comment faire autrement ? Il est vrai que j’espère qu' on me renverra l’ascenseur… Et oui, le propre de la bonne poire est d'être naïve. Mais je préfère être une bonne poire plutôt qu'une peau de vache, c'est plus respectable. Et j'ai moins de difficulté à me regarder dans une glace le matin. Cependant, bien que bonne poire, j'apprécie me faire des peaux de vaches de temps à autres, pour mon goûter...
Alors Laurence, rien que pour toi, un gros clin d'oeil, la petite histoire de la poire... La poire au travers des âges : Article tiré de http://www.lapoire.com Bilan de juin et juillet Le bilan n’a rien de glorieux, mais je suppose que c’est normal, nous sommes en période de vacances estivales. Le lectorat varie entre 3400 et 3500 lecteurs, avec plus de 15 000 articles lus. En résumé, c’est comme si 75 lecteurs lisaient chacun un livre de 200 pages. Ces chiffres me conviennent. J’ai passé le stade des statistiques à faire exploser. A quoi bon ? A quoi cela sert ? Le principal est que vous ayez du plaisir à lire ce magazine. Un objectif permanent Les expositions ne sont pas toujours accessibles aux personnes handicapées. Dans les albums photos, il est possible de retrouver certaines expositions sur les secteurs de Tôtes, Bellencombre, Saint Saens et Neufchâtel-en-Bray. Aujourd’hui, nous sommes bien droits sur nos jambes, mais demain ? Peut être serons-nous contents d’avoir accès aux expositions par l’intermédiaire d’internet. C’est un vrai plaisir de faire Eawy News avec cet objectif. Pour ceux qui se demandent ce que je fais de ma vie, pour l’instant je suis toujours chercheur d’emploi, je fais entre autre du bénévolat dans un centre social en plus de ce magazine. Je travaille aussi sur de futures expositions photographiques. L’écriture et l’information restent mes grandes passions. Si vous avez besoin de quelqu’un pour rédiger un dépliant, un guide ou autre, je suis à votre disposition au 06.84.43.62.68. Sinon, en tant que rédactrice d’Eawy News, je suis à votre disposition, bénévolement, pour la promotion de vos activités, de vos animations, de vos concerts.
Dès l'époque néolithique, le poirier a entamé un long voyage de son Asie centrale natale à l'Europe occidentale où il a trouvé une terre d'adoption. Son ancienneté est incontestable.
Des botanistes ont retrouvé sa trace en Europe méridionale grâce à l'identification de la variété de poire Pyrus communis et en Chine en identifiant
Bien que les Grecs semblent avoir été les premiers à apprécier les qualités gustatives de ce fruit qu'Homère nommait "cadeau des Dieux", la poire fut surtout appréciée des Romains, qui la consommaient crue ou cuite, ou encore séchée au soleil.
On leur doit d'ailleurs les premiers conseils sur la taille et le greffage des poiriers, 3 siècles avant JC. Ils développent ainsi nombre de variétés : Caton n'en cite que six lorsque Pline en mentionne déjà quarante, cinquante ans après la naissance du Christ, pour aboutir à soixante variétés à la fin de l'empire romain en 476 après JC.
La diffusion des poires se fait alors progressivement dans toute l'Europe. Au Moyen-Âge et à
Elle est apparue en France au 16ème siècle, où l'on dénombrait seulement 16 variétés décrites en 1530 par Charles Estienne. Elle est rendue célèbre sous le règne de Louis XIV par son jardinier, Jean de
La tradition rapporte que les souverains venant se faire sacrer à Reims, recevaient en cadeau une poire et une coupe de champagne. Louis XV, Louis XVI et même Marie Louise en furent gratifiés. Charles X en dégusta également lors de son sacre en 1825 tandis que le maire de Reims lui disait "Nous vous offrons ce que nous avons de meilleur : nos vins, nos poires et nos cœurs".
Aujourd'hui plus de 2000 variétés ont été recensées dont une dizaine seulement se retrouve sur nos étals. Les poires que nous consommons aujourd'hui, sont nées pour la plupart au siècle dernier et sont le résultat de sélections attentives afin que l'on continue à les déguster pendant des siècles et des siècles…
Cordialement
Votre Rédactrice
Bénédicte Mouchard