Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.
Littérature : Mémoire vive
Guy Bedos craque avec ses mémoires d’outre mère
Guy Bedos est un habitué des livres. Souvent il expose ses vues sur la société. Il donne ses impressions, ses ressentis et parfois son mal être.
Mémoires d’outre mère
Qui n’a jamais entendu Guy Bedos rire jaune de ses démêlés avec sa mère ? Le rire le sauve du désespoir de n’avoir pas été aimé comme il aurait voulu l’être. Ce n’est pas des mémoires d’outre mère, mais des mémoires en outre amères.
Dans ce livre, nous retrouvons un passage de la vie politique de François Mitterrand : la proximité du comédien et du président n'est inconnue de personne. Bedos avait été promu à la légion d’honneur, qu’il a refusé par la suite. « La légion d’honneur, pour un humoriste, est une faute professionnelle ! Je suis de ces clowns qui préfère le rouge qu’on met sur son nez à celui qu’on accroche à la boutonnière. »
Même s’il est engagé, il est des étiquettes inutiles à porter pour un artiste. C’est louable de sa part d'avoir refusé quand on voit le chanteur X ou le comédien Y accepter une distinction honorifique pour des actes futiles ou inutiles.
Par exemple, Dalida n’a jamais changé la face du monde, même avec son regard (oui, c’est méchant, mais Bedos déteint sur moi) et elle avait eu la légion d’honneur (j’ai fait un effort, et je n’ai pas dit la légion d’horreur…). Une bonne chanteuse ne fait que son métier. On ne donne pas la légion d’honneur à son boucher et pourtant il fait son boulot consciencieusement, diligemment pour le bien de ses concitoyens.
C’est réducteur, je vous l’accorde. Mais c’est difficile de voir un artiste s’acoquiner avec les politiciens. Bedos d’ailleurs ne s’en est pas privé, mais il l'a fait avec un peu plus de subtilité que Jean Marie Bigard ou Jamel lors de la dernière présidentielle. Mais comme dirait Françoise Giroud : « Il ne faut pas tirer sur une ambulance ».
Je craque
"Je craque" est le premier livre de Guy Bedos. Le premier est très fouillis mais terriblement passionnant. A l’époque, Guy Bedos était un quarantenaire déjà en manque affectif. Il donne sa vision des années 70. Les années Giscard où il fût mis à l’index, bannit des télés… Il peut être froidement réaliste. Quand à son désespoir, il réussit à le rendre désopilant.
A la fin de ce livre, nous retrouvons une vingtaine de ses sketches, dont certains avec Sophie Daumier.
Il n’est pas sûr que ce livre soit encore édité, mais en chinant sur les foires à tout, peut être le trouverez-vous.