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Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.

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Un être néfaste, même mort il provoque la polémique

Une dernière provocation de Maurice Papon

C’est plus fort que lui ! Jusqu’au bout, il entachera la réputation de l’humain par toutes ses malversations. "L’homme est un loup pour l’homme". Papon s’est comporté comme un charognard de la pire espèce, sans foi ni loi. Il est mort sans une once de regret.

Le général de Gaulle avait décoré Maurice Papon de la croix de commandeur de la légion d’honneur. Savait-il ce que cet ignoble personnage avait fait durant la seconde guerre mondiale. Que son certificat de résistant était fictif ?

Rappelons les faits

13 octobre 2004 : le tribunal correctionnel de Melun condamne Maurice Papon à 2 500 euros d’amende pour port illégal de la Légion d’honneur. Le procès fait suite à la publication le 19 février 2004 dans le magazine Le Point d’une photo de l’ancien ministre portant l’insigne de commandeur de la Légion d’honneur, alors que cette décoration lui a été officiellement retirée, par décret présidentiel, le 18 novembre 1999 (comme pour toute personne condamnée pour crime).

2 mars 2005 : la cour d’appel de Paris confirme la condamnation de Maurice Papon à 2 500 euros d’amende pour port illégal de la Légion d’honneur, et un euro de dommages et intérêts pour la grande Chancellerie de l’ordre de la Légion d’honneur.

Un polémique inutile 

Maurice Papon, décédé samedi à 96 ans, devrait être inhumé mercredi ou jeudi avec ou sans sa croix de Commandeur de la Légion d'honneur dont il a été déchu à la suite de sa condamnation pour "complicité de crimes contre l'humanité", a-t-on appris auprès de son entourage.

Plusieurs politiques ont jugé choquante cette initiative. Lundi, son avocat, Me Francis Vuillemin, a déclaré à l'Associated Press que "cette polémique politicienne lui était totalement indifférente".

La Grande chancellerie de la Légion d'honneur s'est bornée à rappeler lundi que Maurice Papon a été "exclu de la Légion d'honneur" à la suite de sa condamnation par la cour d'assises de la Gironde en avril 1998.

"Maurice Papon avait donc cessé définitivement d'être membre de la Légion d'honneur", poursuit la Grande chancellerie. Ce qui n'a pourtant pas empêché l'ancien haut-fonctionnaire d'arborer sa décoration et d'être condamné en 2005 pour "port illégal" de la Légion d'honneur.

"Il n'y a pas d'infraction principale", a déclaré Me Vuillemin à propos de la volonté de Maurice Papon de conserver sa décoration dans sa dernière demeure. "On est dans l'intimité d'un cercueil. On agit dans l'ordre symbolique et non juridique", a-t-il ajouté.

"Papon est mort vieux et libre mais sans honneur. Ne tombons pas dans sa dernière provocation posthume", a estimé pour sa part Me Alain Lévy, avocat de la Fédération nationale des déportés internés résistants et patriotes (FNDIRP), partie civile au procès de Bordeaux.

"Il est mort, les honneurs ou leurs symboles qu'on emporte depuis ici-bas, je crois que cela n'a aucune importance, aucun intérêt", a déclaré lundi Robert Badinter, ancien Garde des sceaux.

Triste coïncidence

Jean-Louis Castagnède, 61 ans, le président de la cour d'assises de la Gironde ayant condamné Maurice Papon, est mort dans la nuit de samedi à dimanche, victime d'une hémorragie cérébrale, a-t-on appris lundi de sources judiciaires. Le magistrat était hospitalisé depuis plusieurs jours.  

Maurice Papon est décédé samedi dans une clinique de Pontaut-Combault (Seine-et-Marne). Condamné en 1998 à dix ans de réclusion criminelle, il avait été incarcéré en 1999 après une courte fuite en Suisse. Il avait été libéré pour raisons de santé en septembre 2002.

Maurice Papon a fait une demande de RMI en 2002 : Article paru dans l'édition du 21.08.03 du Canard enchaîné


"Maurice Papon a demandé à bénéficier du revenu minimum d'insertion (RMI), qui lui a été refusée, a révélé, mercredi 20 août, le Canard enchaîné. Selon l'hebdomadaire, l'ancien secrétaire général de la préfecture de la Gironde , condamné à dix ans de réclusion criminelle pour « complicité de crimes contre l'humanité », avait déposé un dossier en décembre 2002 devant le bureau d'aide sociale de sa commune, Gretz-Armainvilliers (Seine-et-Marne). Sa demande a été rejetée, début janvier, au motif que M. Papon pouvait par ailleurs bénéficier d'une pension vieillesse au titre de ses anciennes fonctions de préfet et de député. L'ancien haut fonctionnaire, âgé de 92 ans, a obtenu du Conseil d'Etat, le 4 juillet, le rétablissement de ses droits à pension, suspendus depuis sa condamnation définitive à dix ans de réclusion, le 22 octobre 1999. M. Papon avait été libéré le 18 septembre 2002 par la cour d'appel de Paris pour raisons médicales."

Il est possible de retrouver cet article sur le site www.france5.fr .

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