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Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.

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Prévention du suicide du 5 au 10 février

Journées Nationales pour la Prévention du Suicide,
du 5 au 10 février 2007

 

A l’occasion des 11 èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide, qui se tiendront durant la semaine du 5 février 2007, l’UNPS (Union Nationale de Prévention du suicide) a souhaité aller davantage à la rencontre des personnes en détresse . Parce que l’action préventive des professionnels, écoutants bénévoles et familles doit s’ancrer dans un rapport de proximité, avec toutes celles et ceux qui connaissent la détresse et le désespoir, l’UNPS est en lien pour la première fois avec les régions françaises . Les régions participantes accueilleront un colloque sur le thème « Envie de la vie », ouvert aux professionnels, associations et familles concernées. Un guide explicatif, réalisé en partenariat avec la Macif , sera distribué à cette occasion , afin de faciliter l’aide aux personnes en détresse. Au cours de ces colloques, différents thèmes seront évoqués : outre la dimension philosophique, psychologique et sociale de l’envie de la vie, la question "Comment donner envie…" sera abordée par divers intervenants (parents, soignants, éducateurs, associations, etc…). Parce qu’il existe de multiples moyens d’aider celles et ceux qui n’ont plus envie de vivre.

 

Les Journées Nationales pour la Prévention du Suicide seront également l’occasion de présenter les premiers travaux du "Comité d’Observation du Suicide et de sa Prévention" , souhaité par l’UNPS et mis en place sous l’égide du Ministre de la Santé et des Solidarités, Xavier Bertrand . Ce comité marque une étape importante dans la mobilisation des pouvoirs publics aux côtés des acteurs de la santé et du champ associatif et social, pour refuser la fatalité du suicide et faire de la prévention dans une approche positive de la vie.

 

L'UNPS regroupe 24 associations dont le but est de prévenir le suicide, aider et informer les proches et les soignants. Elle organise, début février, Les Journées nationales pour la Prévention du Suicide. Pour en savoir plus : www.infosuicide.org

 

Union nationale de Prévention du Suicide
4 place Valois
75001 PARIS
tél. : 01 40 20 43 34
Internet : www.infosuicide.org

 

Le suicide en France : état des lieux

 

Chaque année en France, 160 000 personnes tentent de mettre fin à leurs jours. 12 000 y parviennent.  Le suicide est plus meurtrier que les accidents de la route. Qui sont les personnes touchées ? Revue de détails.

 

Selon les dernières estimations de l'INSERM, un peu plus de 10 000 suicides se seraient produits en 1999. Mais les chiffres seraient plus proches des 12 000. Car le recueil du nombre de suicides est difficile : les causes de décès ne sont pas toujours communiquées. On estime ainsi à 20 % cette sous-estimation.

 

La réalité aujourd'hui

 

En 30 ans, le taux de suicide a fortement augmenté : il est passé de 1,73 à 2,13 pour 10 000 habitants. La hausse a été la plus forte entre les années 1976 et 1985  (plus 40 % en dix ans). Mais la tendance, selon la Direction de la recherche des études, de l'évaluation et des statistiques serait aujourd'hui à la baisse. Et bien sûr il faut prendre en compte le nombre de tentatives : plus de 160 000 par an. Les femmes et les jeunes sont plus nombreux à tenter de mettre fin à leurs jours, mais les décès concernent surtout les hommes (3 suicides sur 4) et les plus de 65 ans (1/4 des décès).

 

Une augmentation avec l'âge

 

L'un des premiers scientifiques à avoir étudié le suicide, Emile Durkheim (1858-1917), avait déjà souligné ce fait : le taux de suicide augmente en fonction de l'âge. La probabilité de se suicider à 20 ans est ainsi cinq fois plus faible que celle de le faire à 75 ans. Mais, selon les chiffres de la DREES , la courbe s'est modifiée en tente ans. Alors que le taux de suicide croissait régulièrement dans les années 70, de nos jours il s'accroît jusqu'à 43 ans puis baisse lentement. Ce taux augmente à nouveau à partir de 70 ans.

 

Des datés clés 

Est-ce que la survenue d'événements à des périodes données (crise économique, guerres…) entraînent des vagues de suicide ? C'est la question que se sont posés de nombreux sociologues. Et la réponse est loin d'être évidente. Car il n'y a pas de variation directe du taux de suicide en fonction des courbes de croissance économique. Néanmoins, des événements forts semblent avoir un certain retentissement. Ainsi, le pic de mortalité de 1976 serait lié à la hausse du chômage consécutive à la crise pétrolière. Et le pic de 1993 correspond aussi à une année de récession forte.

 

Un effet de génération

 

Mais les études soulignent un effet de génération. En effet, lorsqu'il y a une augmentation du taux de suicides dans une tranche d'âge donnée, qui n'existe pas dans le reste de la population, c'est qu'il ne s'agit pas d'un effet contextuel. Il s'agit alors d'une sorte de comportement particulier d'une génération donnée. Par exemple, les générations nées avant 1930-40 se suicident moins que celles nées après 1950. Les générations du Baby-boom sont celles chez qui on observe la plus forte montée du suicide. C'est particulièrement vrai chez les hommes. Comme le souligne la DREES , ce phénomène est lié au fait que les individus nés la même période ont vécu les mêmes événements (guerres, crises…) ou ont acquis des systèmes de valeurs similaires. Les Baby-boomers, après avoir affronté les déceptions de mai 68, le choc pétrolier, la montée du chômage, semblent plus vulnérables.

 

Le suicide dans le monde

 

Selon les estimations de l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS), en l'an 2000, à peu près 1 million de personnes se sont suicidées et 10 à 20 fois plus ont fait des tentatives de suicide à travers le monde. Ceci représente en moyenne une mort toutes les 40 secondes et une tentative toutes les 3 secondes. Ainsi, le constat doit être fait qu'il y a plus de morts par suicide que de morts provoquées par tous les conflits armés à travers le monde.

 

Tous les âges concernés

 

Dans tous les pays, le suicide est une des premières causes de mortalité chez les personnes de 15 à 35 ans. Jusqu'à tout récemment, le suicide était prédominant chez les personnes âgées, mais il est maintenant prédominant chez les personnes plus jeunes dans un tiers des pays. L'analyse comparative du nombre de suicides par âge apporte aussi un regard nouveau. Un des principes classiques en suicidologie fait état de la prédominance du suicide chez les hommes âgés ; c'est incontestable en terme de taux. Cependant, les informations sur le nombre de suicides révèlent une image différente : mondialement, actuellement plus de suicides (57 %) sont perpétrés par des personnes de 5 à 44 ans, que par les personnes âgées de 45 ans et plus. Ceci représente un changement considérable de situation depuis 1950. Ce glissement dans la prédominance des nombres de suicides par groupes d'âge va à l'encontre des changements démographiques puisque la population plus âgée est en augmentation au cours des 50 dernières années.

 

Le groupe d'âge dans lequel le plus de suicides sont actuellement accomplis est celui des 35-44 ans, tant pour les hommes que pour les femmes. Ce phénomène est à remarquer également en France. On peut noter aussi la prédominance des taux de suicide des hommes sur les femmes. La seule exception est trouvée en Chine rurale où les taux des femmes sont en moyenne 1,3 fois plus élevés que ceux des hommes.

 

Tous les pays touchés

 

Les taux les plus élevés (au-dessus de 30 pour 100 000) se trouvent dans des pays de la région balte, qui représentent plus que le double du taux moyen mondial de 16 suicides pour 100 000. Il faut noter aussi que les taux les plus élevés des régions d'Afrique, des Amériques, de l'Asie du Sud-est et du Pacifique occidental se trouvent dans les pays insulaires, respectivement à l'Ile Maurice, à Cuba, au Sri Lanka et au Japon. La signification exacte de cet état de fait reste à être élucidée. Si l'on considère les chiffres absolus, il est cependant frappant de constater qu'un quart de tous les suicides du monde se produisent dans deux pays seulement : la Chine et l'Inde, ce qui reflète la taille de leurs populations respectives. La Chine compte à elle seule 20 % des suicides mondiaux.

Charte de l’Union Nationale pour la prévention du Suicide

 

Le suicide et la tentative de suicide posent la question du libre arbitre et de la dignité, mais ne sont pas une fatalité. Le geste suicidaire révèle une souffrance personnelle et sociale, liée ou non à une pathologie, qui prive le sujet de sa liberté de choisir la vie. L'acte suicidaire est une atteinte à la personne et à la société, souvent ressentie, par les proches et le corps social, comme une épreuve culpabilisante indélébile.
C'est pourquoi les adhérents de l'UNPS ne peuvent se résigner dans l'indifférence à ce qu'un être humain envisage, ou ait envisagé de se donner la mort. C'est un déni de la solidarité et de la cohésion sociale. C'est l'échec de l'individu face à la vie, et la faillite du soutien de la société.
Les adhérents de l'UNPS, professionnels de la santé et bénévoles, personnes morales et physiques unissent leurs efforts pour rendre possible la prévention du suicide. Ils mettent en oeuvre des actions diverses pour écouter, accueillir et accompagner tous ceux qui sont tentés par le suicide ou ont tenté de se suicider. Que leurs actions soient conduites par des bénévoles ou par des professionnels de la santé et du social, ils s'engagent à :

 

• respecter les personnes dans leurs convictions et leur comportement, gardant la confidentialité de leurs paroles et de leurs situations, sans porter de jugement de valeur.
• s'abstenir, dans leur pratique, de toute influence confessionnelle, philosophique, morale, politique, ainsi que toute forme de discrimination.
• ne pas intervenir dans un but de profit personnel.
• réduire, dans toute la mesure du possible, toute forme d'ingérence dans la vie personnelle de ceux qui ont recours à leur service.
• conduire, avec tous les acteurs concernés, notamment les professionnels de la santé, une réflexion sur le geste suicidaire, pour approfondir, partager et élargir le champ de leur expérience.

 

Les adhérents de l'UNPS, au-delà de leurs actions spécifiques, prennent ensemble la responsabilité de :

 

• sensibiliser l'opinion publique à la possibilité d'une prévention du suicide.
• alerter les responsables de toutes collectivités accueillant des jeunes, des adultes et des personnes âgées, notamment les acteurs de l'éducation et de la santé publique pour les inviter à distinguer les causes qui peuvent conduire à la tentation du suicide et à les prendre en compte.
• proposer leur concours à toutes les institutions qui souhaitent participer à cet effort de prévention du suicide.
• faire connaître les buts que les adhérents de l'UNPS se sont fixés

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