Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.
Journées Nationales pour
du 5 au 10 février 2007
A l’occasion des 11 èmes Journées Nationales pour
Les Journées Nationales pour
L'UNPS regroupe 24 associations dont le but est de prévenir le suicide, aider et informer les proches et les soignants. Elle organise, début février, Les Journées nationales pour
Union nationale de Prévention du Suicide
4 place Valois
75001 PARIS
tél. : 01 40 20 43 34
Internet : www.infosuicide.org
Le suicide en France : état des lieux
Chaque année en France, 160 000 personnes tentent de mettre fin à leurs jours. 12 000 y parviennent. Le suicide est plus meurtrier que les accidents de la route. Qui sont les personnes touchées ? Revue de détails.
Selon les dernières estimations de l'INSERM, un peu plus de 10 000 suicides se seraient produits en 1999. Mais les chiffres seraient plus proches des 12 000. Car le recueil du nombre de suicides est difficile : les causes de décès ne sont pas toujours communiquées. On estime ainsi à 20 % cette sous-estimation.
La réalité aujourd'hui
En 30 ans, le taux de suicide a fortement augmenté : il est passé de 1,73 à 2,13 pour 10 000 habitants. La hausse a été la plus forte entre les années 1976 et 1985 (plus 40 % en dix ans). Mais la tendance, selon
Une augmentation avec l'âge
L'un des premiers scientifiques à avoir étudié le suicide, Emile Durkheim (1858-1917), avait déjà souligné ce fait : le taux de suicide augmente en fonction de l'âge. La probabilité de se suicider à 20 ans est ainsi cinq fois plus faible que celle de le faire à 75 ans. Mais, selon les chiffres de
Des datés clés
Est-ce que la survenue d'événements à des périodes données (crise économique, guerres…) entraînent des vagues de suicide ? C'est la question que se sont posés de nombreux sociologues. Et la réponse est loin d'être évidente. Car il n'y a pas de variation directe du taux de suicide en fonction des courbes de croissance économique. Néanmoins, des événements forts semblent avoir un certain retentissement. Ainsi, le pic de mortalité de 1976 serait lié à la hausse du chômage consécutive à la crise pétrolière. Et le pic de 1993 correspond aussi à une année de récession forte.
Un effet de génération
Mais les études soulignent un effet de génération. En effet, lorsqu'il y a une augmentation du taux de suicides dans une tranche d'âge donnée, qui n'existe pas dans le reste de la population, c'est qu'il ne s'agit pas d'un effet contextuel. Il s'agit alors d'une sorte de comportement particulier d'une génération donnée. Par exemple, les générations nées avant 1930-40 se suicident moins que celles nées après 1950. Les générations du Baby-boom sont celles chez qui on observe la plus forte montée du suicide. C'est particulièrement vrai chez les hommes. Comme le souligne
Le suicide dans le monde
Selon les estimations de l’Organisation Mondiale pour
Tous les âges concernés
Dans tous les pays, le suicide est une des premières causes de mortalité chez les personnes de 15 à 35 ans. Jusqu'à tout récemment, le suicide était prédominant chez les personnes âgées, mais il est maintenant prédominant chez les personnes plus jeunes dans un tiers des pays. L'analyse comparative du nombre de suicides par âge apporte aussi un regard nouveau. Un des principes classiques en suicidologie fait état de la prédominance du suicide chez les hommes âgés ; c'est incontestable en terme de taux. Cependant, les informations sur le nombre de suicides révèlent une image différente : mondialement, actuellement plus de suicides (57 %) sont perpétrés par des personnes de 5 à 44 ans, que par les personnes âgées de 45 ans et plus. Ceci représente un changement considérable de situation depuis 1950. Ce glissement dans la prédominance des nombres de suicides par groupes d'âge va à l'encontre des changements démographiques puisque la population plus âgée est en augmentation au cours des 50 dernières années.
Le groupe d'âge dans lequel le plus de suicides sont actuellement accomplis est celui des 35-44 ans, tant pour les hommes que pour les femmes. Ce phénomène est à remarquer également en France. On peut noter aussi la prédominance des taux de suicide des hommes sur les femmes. La seule exception est trouvée en Chine rurale où les taux des femmes sont en moyenne 1,3 fois plus élevés que ceux des hommes.
Tous les pays touchés
Les taux les plus élevés (au-dessus de 30 pour 100 000) se trouvent dans des pays de la région balte, qui représentent plus que le double du taux moyen mondial de 16 suicides pour 100 000. Il faut noter aussi que les taux les plus élevés des régions d'Afrique, des Amériques, de l'Asie du Sud-est et du Pacifique occidental se trouvent dans les pays insulaires, respectivement à l'Ile Maurice, à Cuba, au Sri Lanka et au Japon. La signification exacte de cet état de fait reste à être élucidée. Si l'on considère les chiffres absolus, il est cependant frappant de constater qu'un quart de tous les suicides du monde se produisent dans deux pays seulement : Charte de l’Union Nationale pour la prévention du Suicide Le suicide et la tentative de suicide posent la question du libre arbitre et de la dignité, mais ne sont pas une fatalité. Le geste suicidaire révèle une souffrance personnelle et sociale, liée ou non à une pathologie, qui prive le sujet de sa liberté de choisir la vie. L'acte suicidaire est une atteinte à la personne et à la société, souvent ressentie, par les proches et le corps social, comme une épreuve culpabilisante indélébile. • respecter les personnes dans leurs convictions et leur comportement, gardant la confidentialité de leurs paroles et de leurs situations, sans porter de jugement de valeur. Les adhérents de l'UNPS, au-delà de leurs actions spécifiques, prennent ensemble la responsabilité de : • sensibiliser l'opinion publique à la possibilité d'une prévention du suicide.
C'est pourquoi les adhérents de l'UNPS ne peuvent se résigner dans l'indifférence à ce qu'un être humain envisage, ou ait envisagé de se donner la mort. C'est un déni de la solidarité et de la cohésion sociale. C'est l'échec de l'individu face à la vie, et la faillite du soutien de la société.
Les adhérents de l'UNPS, professionnels de la santé et bénévoles, personnes morales et physiques unissent leurs efforts pour rendre possible la prévention du suicide. Ils mettent en oeuvre des actions diverses pour écouter, accueillir et accompagner tous ceux qui sont tentés par le suicide ou ont tenté de se suicider. Que leurs actions soient conduites par des bénévoles ou par des professionnels de la santé et du social, ils s'engagent à :
• s'abstenir, dans leur pratique, de toute influence confessionnelle, philosophique, morale, politique, ainsi que toute forme de discrimination.
• ne pas intervenir dans un but de profit personnel.
• réduire, dans toute la mesure du possible, toute forme d'ingérence dans la vie personnelle de ceux qui ont recours à leur service.
• conduire, avec tous les acteurs concernés, notamment les professionnels de la santé, une réflexion sur le geste suicidaire, pour approfondir, partager et élargir le champ de leur expérience.
• alerter les responsables de toutes collectivités accueillant des jeunes, des adultes et des personnes âgées, notamment les acteurs de l'éducation et de la santé publique pour les inviter à distinguer les causes qui peuvent conduire à la tentation du suicide et à les prendre en compte.
• proposer leur concours à toutes les institutions qui souhaitent participer à cet effort de prévention du suicide.
• faire connaître les buts que les adhérents de l'UNPS se sont fixés