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Lutte contre l’accoutumance de la hausse des prix des médicaments Qui n’a jamais eu de problèmes de sommeil est un « sacré veinard ». Dès que l’on commence les médicaments pour dormir, c’est le début de la galère. Il faut faire face très rapidement à l’accoutumance des médicaments allopathiques. Le but de cet article n’est pas de dire que la phytothérapie est la panacée. Cependant, il existe des médicaments phytothérapiques pour lutter contre les troubles du sommeil. Quand on prend le cas du « dodoronron » ‘appelons le ainsi pour ne pas faire pub, c’est de la tisane en comprimé : des extraits d’aubépine et de valériane. L’avantage est que ce médicament ne provoque pas de dépendance. Le désavantage est qu’il n’est plus remboursé par la sécurité sociale. Quand il était encore remboursé, son prix était de 2.50 € la boite de 100 comprimés. La même boîte est actuellement à 5.76 €, sachant que le prix varie d’un pharmacien à l’autre. Un médicament n'est pas un bonbon, il faut être prudent. Dans la suite de cet article, vous aurez les propos publiés par Débat Avenir Santé du 15 mars 2006, ils ont poussé la réflexion sur les médicaments non remboursés et leurs prix.
Peut importe le médicament non remboursé, n’hésitez pas à faire jouer la concurrence. Et détail très important, si un médicament n’est plus remboursé, ce n’est pas pour autant qu’il faut le considérer à la légère. Les pharmaciens sont là aussi pour vous conseiller. Un médicament n’est pas un bonbon, il est nécessaire de se comporter avec sagesse en la matière.
mars 15, 2006 Débat sur le prix des médicaments en officine Une enquête réalisée par le magazine « Que choisir », et publiée dans son numéro de mars 2006, sur les prix pratiqués en officine souligne les écarts, jugés très importants, que les officines semblent pratiquer et lance une polémique agitant la profession officinale. Selon cette enquête, réalisée dans 1200 officines, les écarts de prix vont de 36% à 170% pour un même produit. Le record de 170% est détenu par « Que choisir » ne comprend toujours pas que nous avons différents circuits d’achats», déplore Claude Japhet, président de l’Union nationale des pharmacies de France (Unpf). «Il y a certes des différences de prix entre les officines, mais les pharmaciens eux-mêmes ne sont pas égaux dans leurs conditions d’achats», rappelle également Jean-Pierre Lamothe, vice-président de L’enquête de « Que choisir » laisse également entendre que, à partir du moment où un produit est dévigneté, les officinaux en profitent pour gonfler considérablement son prix. Mais, là encore, les augmentations tarifaires constatées ne dépendent pas seulement du bon vouloir des pharmaciens. Ils résultent généralement d’une hausse des prix pratiqués par les fabricants, qui cherchent ainsi à compenser la chute des volumes (elle peut atteindre de 70 à 80 %) habituellement observée après un déremboursement. «C’est trop facile de regarder uniquement ce qui se passe dans les officines sans s’intéresser au reste de la chaîne du médicament», regrette Gilles Bonnefond. Pour lui, le magazine fait purement et simplement de «la caricature».
La corrélation faite par « Que choisir » est simple, un médicament non remboursable étant moins facile à vendre, les praticiens s’efforceraient visiblement de compenser cette baisse des volumes par une augmentation du prix à l’unité. Un phénomène jugé inquiétant par le magazine, étant donnée la politique globale de déremboursement qui met entre les mains des pharmaciens le prix d’un nombre toujours croissant de médicaments. Une part pourtant faible du chiffre d’affaires en France (6% en 2004) mais qui, si elle devait atteindre 14 ou 19%, comme c’est le cas en Angleterre ou en Allemagne, pourrait alors coûter très cher au consommateur, car la marge sur les produits non remboursés est très juteuse pour les praticiens: 40% contre une marge moyenne de 25% pour les médicaments remboursables.
Le magazine, qui conseille aux consommateurs une attitude avisée et consumériste quand ceux-ci achètent des produits pharmaceutiques ne nécessitant pas de prescription médicale et non remboursables, considère que le prestige de la blouse blanche et le statut particulier du médicament font obstacles à l’acceptation du médicament comme produit de consommation courante sur lequel ces principes de précaution pourraient s’appliquer. « Que choisir » relève aussi le manque d’information sur les prix dans les officines, publicité rendue pourtant obligatoire par une loi de 2004.
Cette enquête revendicative n’a pas laissée insensible les professionnels de l’officine qui répliquent dans « Quotidien du Pharmacien » en date du 13 mars 2006. Les syndicats d’officinaux rappellent que la politique tarifaire des titulaires découle avant tout du circuit d’approvisionnement, mais aussi des prix des fournisseurs.
Publié par Débat Avenir de