Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.
Lettre de la rédactrice : Opération sucre terminée
Ni sucre ni soumise !
J’aimerai vous dire que tout va bien, mais ce n’est pas le cas. Jusque là, je pensais avoir touché le fond, mais comparé à tout ce qui ce passe depuis ce bloody 14 juillet 2009, je me dis que tout ce qui s’est passé avant, c’est de la gnognotte.
Je ne reviendrai pas sur le décès de Georges Bazin, je ne dirai pas combien cela m’a appuyé sur le moral, mais on est tous si nombreux à souffrir de sa disparition, que c’est normal d’être malheureux.
Je ne parlerai pas non plus de ma sclérose en plaque qui m’en fait baver « des ronds de culottes », j'ai désormais une patte folle, ma droite ne répond plus. (C’est comme au gouvernement, la droite ne répond plus aux petits, et aux sans grades). Ce qui me pompe l’air, ce sont mes paluches qui sont totalement engourdies et me ralentissent dans mes travaux d’écritures et autres. Mais je ne m’écoute pas, je lutte docteur, je lutte !
Pas de soumission idiote
Le couronnement des emmerdes, c’est de se rendre compte que cela fait des années que je suis amoureuse d’un sadique qui lui ne m’aimait pas.
Ce qui va suivre, est un avertissement, un témoignage pour que cela ne se reproduise pas chez d’autres femmes.
J’ai rencontré Monsieur Z au travail. (On va l’appeler Z car, il s’est comporté comme le dernier des derniers, comme la lettre de l’alphabet). Sa prestance, son charisme m’ont séduite, et en plus je n’avais absolument pas l’habitude à ce que l’on me regarde ; j’ai vraiment été étonnée que lui le fasse. C’est en défendant une pseudo collègue, qui m’a poignardé dans le dos par la suite, que tout est arrivé.
Nous avions une très grosse différence d’âge mais cela ne me dérangeait pas. Je m’en fichais pertinemment. 77 ans contre 40 ans, faites le calcul, oui 37 ans, je n’ai pas fait les choses à moitié. Sexuellement parlant, il me faisait vibrer, je n’ai jamais eu autant de plaisir qu’avec lui. J’étais folle de sa bouche, de la douceur de ces cheveux blancs. Son petit cul quand il s’agitait dans son froc me rendait dingue.
Bref après une histoire houleuse de 5 ans où il voulait que je vienne vivre avec lui, de ruptures en réconciliations, j’ai accepté en janvier de sauter le pas. Les débuts ont été doux mais la suite s’est révélée rapidement infernale. Je n’avais plus le droit de grand-chose. Le bénévolat, j’ai dû abandonner. Quand à internet, écrire mes articles, je n’en avais pas le droit. Je le faisais en cachette. Ecrire sur le traitement de texte de mon ordinateur, je n’en avais pas le droit non plus. Même si je lui disais que sans écrire, je meurs, il n’en avait cure.
J’ai subi les rebuffades, des moments où il me diminuait en public. Je ne faisais jamais rien de bien. Il ne m’a pas battue avec les mains, il m’a battue avec les mots. Et Dieu sait qu’il a été violent avec des phrases assassines.
Quand on regardait « questions pour un champion » et que je répondais, il râlait, me pestait dessus, car je l’empêchais de répondre. C’est plutôt qu’il ne savait pas répondre et cela devait lui porter sur le moral que sa femme ait plus de culture générale que lui.
Je souffrais quand il s’attaquait à mes amis : les gens centre social n’était que des profiteurs qui se faisait du fric sur mon dos. Je n’ai jamais pu lui faire comprendre que c’est une association à but non lucratif. Il haïssait Georges Bazin, sans doute parce que moi, je le respectais et avait une infinie reconnaissance pour lui. Tout ce qui me touchait, il le réduisait à néant. Il a fait le vide autour de moi, Monsieur Z.
Travaillant à mi-temps dans le milieu touristique mais aussi dans le milieu de l’art contemporain, je m’entendais dire que « les artistes sont des fainéants, des ratés, ils ne savent pas faire d’argent, ils ne sont pas productifs,… ».
Bref, j’ai entendu beaucoup trop de propos négatifs.
L’amour m’a rendue conne. Je me détachais de tout le monde. Il n’y avait que lui qui existait. Je ne concevais pas ma vie sans lui. Le pouvoir de Monsieur Z était total. Il m’a bien bousillée. J’étais prête à abandonner Eawy News pour sauver mon couple.
Il y a deux mois, il m’avait déjà chassé de chez lui, et quand sa femme de ménage m’a appelé pour me dire qu’il était mal, qu’il avait pleuré toute la nuit, je suis revenue. Peu de temps après, j’ai fait une poussée de sclérose en plaque. Il a été génial, il s’est occupé de moi. Il me laissait même travailler l’après midi sur une expo photo que je ferais en septembre. Bref, même si je souffrais physiquement, de voir mon homme aussi gentil, je nageais dans le bonheur. Le répit a été de courte durée. Dès que j’ai repris le travail, il a été infect. Le 14 juillet, il m’a encore piqué une crise pour l’ordinateur, me menaçant de le jeter par la fenêtre : jaloux d’une machine.
Il m’a dit que je faisais le vide autour de lui, que son ex belle mère ne venait plus à cause de moi (elle faut dire qu’elle aurait eu du mal, vu qu’elle s’était cassé le col du fémur). Il parait que j’empêchais son fils de venir, que je ne parlais pas à son fiston. Normal, tout ce que j’aurais pu dire aurait été retenu contre moi.
Après ce 14 juillet, ce fût l’escalade de la bêtise. Il lui a fallu une semaine pour me dire de partir. Au début, j’avais jusqu’à la fin du mois pour faire mes bagages. 2 jours après, je n’avais plus qu’une semaine et puis 3 jours. Bref, j’ai débarrassé le plancher sous 2 jours.
L’avant dernier jour, il m’a dit qu’il éprouvait du plaisir à être méchant, qu’il ne pouvait pas s’en empêcher, et voir les autres malheureux à cause de lui, lui donnait le plus grand des plaisirs. Il disait aussi que sa décision était prise qu’il ne changerait pas d’avis. Et oui, Monsieur Z est de la race des imbéciles qui ni changent pas d’avis.
J’ai tout fait pour sauver mon couple, jusqu’à dormir à l’hôtel d’à côté, le jour de mon départ, pour lui laisser une dernière chance. Il ne l’a pas saisie.
Dire que je le hais, ce serait totalement faux. Je suis encore raide dingue amoureuse de mon vieux bonhomme. Je pensais faire ma vie avec lui. J’étais prête à supporter les aléas de la vie. Comme je me dégrade depuis quelques semaines, il devait penser que je n’aurais pu être un bon bâton de vieillesse qui s’occupe de lui. Et pourtant, je ferais tout pour lui… Y compris encore aujourd’hui.
Hier matin, je l’ai vu devant l’entrée de son appartement avec une bonne femme. Il est gougeât jusqu’au bout. Il fallait toujours qu’il drague les femmes, au restaurant, dans la rue, chez lui. J’ai ponctionné plus de 3000 € sur mes économies réparties sur 6 mois pour ne pas être tributaire de lui. Sacré Monsieur Z, a 77 ans, il avait la mentalité d’un gigolo.
Mesdames, Mesdemoiselles, si un homme vous éloigne de tout ce qui est important à vos yeux, posez des limites. L’alerte a sonné depuis longtemps. Parlez avec lui avant de vous faire détruire, pourrir la vie.
Pour l’instant, je suis hors d’usage, vide de tout, lessivée, claquée. Le pire de tout, c’est que je l’aime toujours. Ne soyez jamais dans le même état que moi. Bougez avant qu’il ne soit trop tard.
Bientôt, dans les semaines à venir, vous découvrirez le site internet de l’association « ni victimes ni battues » à Saint Saëns. Si quelqu’un vous fait du mal n’hésitez pas à joindre une écoutante au 06.70.05.46.56 ou par mail nivictimesnibattues@aliceadsl.fr.
Le site internet est en cours de correction. Et vous Messieurs, si avez le profil du sadique, il est désormais possible d’avoir auprès de cette association, une écoute par un professionnel qui vous aidera à vous améliorer.
Dernière chose, quand je suis arrivée avec Monsieur Z, j’ai fait le choix d’arrêter mes croyances religieuses. Si certains de mes anciens coreligionnaires lisent ces lignes, ce n’est pas la peine de venir me relancer. Je n’en ai pas envie. J’ai besoin qu’on me fiche la paix. Ni plus, ni moins. Merci de respecter ma peine.