Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.
Fait de société : Santé bucco-dentaire
2 avis valent mieux qu’un
Petite mésaventure qui va peut être vous aider quand on vous proposera une extraction et ensuite la pause d’un bridge.
Aujourd’hui, j’arrive presque à sourire de cette mésaventure. J’ai sauvé ma molaire d’un cheveu.
Ok, j’arrive aux faits. Début septembre, la remplaçante de mon dentiste parti en retraite m’a pris en charge pour une visite de contrôle. Habituellement, en 1 an, j’avais 1 ou 2 caries maximum. Rien d’affolant… Cette fois-ci, la nana m’en annonce 6. Il y a de quoi être stupéfaite. Bref, elle me soigne 3 dents, je lâche près de 160 €. La fois, d’après, je n’ai même pas eu le temps de poser mon cul sur le fauteuil et d’ouvrir le bec, qu’elle m’annonce 9 caries. Là, le doute a commencé à m’envahir.
Elle était incapable de travailler sur un endroit précis, elle touchait à tout, gauche, droite, bas, haut. Et là, vlatipas qu’elle s’excite sur une molaire, molaire déjà dévitalisée. Elle prend une radio : « oulala, faut arracher, la racine est cariée ». Bref, elle a rebouché avec un pansement. Elle m’a pris encore 150 € et des brouettes. Entre temps elle m’avait fichu un coup de roulette sur la langue.
On a pris rendez vous pour l’extraction qui devait avoir lieu la semaine suivante. Elle m’a appris que j’en aurais pour 2000 € pour un implant ou 950 € pour un bridge.
Inutile de vous dire que j’avais le moral dans les chaussettes. En plus, la molaire qu’elle avait creusé, elle l’avait mal rebouchée et ma dent me coupait quand je mangeais, parlais et buvais.
En parlant avec mes employeurs, ils m’ont parlé d’un super dentiste à Dieppe. Il m’a pris en urgence (téléphoné à 8 h 30, RDV à 11 h 30). Il a meulé ma molaire, fait une radio. J’ai insisté pour désormais venir chez lui et il m’a dit qu’il essaierait de sauver ma dent.
Je peux vous dire aujourd'hui, que moi et ma dent, nous allons très bien depuis.
Par contre, je me demande toujours si l’autre Attila des cabinets dentaires ne s’est pas fichue de ma fiole et menti sur la réalité de l’état de ma dent dévitalisée.
Le plus important, c’est que ma quenotte est toujours là. J’en suis très reconnaissante à mon nouveau dentiste de Dieppe.
Cependant, j’ai fait quelques recherches sur internet, sur la déontologie des dentistes. Mais j’ai rapidement laissé tomber… franchement rébarbatif. Mais j’ai trouvé des infos sur les dents dévitalisées :
« Des dents saines, c'est mieux. Mais des dents dévitalisées, c'est mieux que rien. Et surtout, ne comptez pas sur les implants pour remplacer vos précieux organes disparus. L'implant est un corps étranger que l'organisme tolère grâce à cette propriété qu'ont les cellules osseuses d'adhérer à la surface du matériau et qu'on nomme ostéo-intégration. Mais l'implant ne joue en aucun cas le rôle de capteur car il ne possède pas de ligament.
Un organe partiellement vivant
La dent dévitalisée est un organe partiellement mort, si on considère le verre à moitié vide, ou partiellement vivant si on se place du point de vue du verre à moitié plein. C'est à la vitalité du ligament que la dent doit de pouvoir continuer de rester en place sur l'arcade. À l'inverse, si le ligament dégénère, comme c'est le cas quand la dent se déchausse, la dent est expulsée irrémédiablement comme le corps étranger qu'elle devient alors.
Un organe utile
Sa vitalité partielle grâce au ligament, fait de la dent un organe qui continue de rendre de précieux services. D'abord, vous pouvez continuer de mastiquer avec, même si elle est fragilisée et qu'il faut souvent la protéger par une couronne. La dent continue de jouer son rôle de calage des mâchoires, si essentiel à une posture équilibrée. Ensuite, l'innervation périphérique, toujours présente, continue de faire de la dent un capteur d'information. À chaque fois que vos dents entrent en contact, les capteurs nerveux du ligament envoient des informations au cerveau qui ajuste en retour la posture dans la verticalité. Même dévitalisée, la dent continue de jouer son rôle de capteur sensoriel et à ce titre est précieuse. Des études ont montré que l'édentation accélère le vieillissement, entraîne une perte de la capacité à se repérer dans l'espace, accélère la perte de mémoire et des capacités cognitives. Les personnes édentées deviennent plus rapidement impotentes et dépendantes que celles qui ont conservé leur capital dentaire et la capacité de mastiquer. »
Tout cela pour dire qu’une prothèse ne remplacera jamais une dent et qu’il faut faire tout pour garder ses dents. L’extraction doit être l’ultime recours. N’hésitez pas à consulter un deuxième praticien. Il faut se méfier des excités de la roulette. Les extractions sauvages étaient bonnes autrefois pour les nazis quand ils retiraient les dents en or des juifs. Aujourd’hui, les extracteurs de dents sans foi, ni loi, n’extraient plus de dents en or, mais comptent sur nous pour se les faire en or, femmes comprises. J’ai honte pour elles !
Comment choisir son dentiste ?
Le mieux pour choisir son dentiste est encore de demander conseil à son entourage, ses amis ou même à son médecin de famille.
Choisissez un dentiste qui vous proposera toujours un devis avant de se lancer dans de grands travaux. Veillez aussi à ce qu'il applique les nouvelles techniques qui sont quasiment indolores, ainsi vous n'aurez pas mal, vous aurez confiance et vous serez détendus pour vous rendre chez votre dentiste.
Merci à mes employeurs de m’avoir donné l’adresse d’un praticien correct et compétent. Très grande reconnaissance à Hyacinthe et Geoff.