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Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.

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Suppression de passages à niveau ?

Critot : SNCF

 

La sécurité sur la ligne Motteville – Montérolier Buchy

La semaine passée, dans Eawy News, la sécurité des enfants avait été évoquée lors de l’examen de la remise en service de la ligne Motteville – Montérolier Buchy. Il est vrai que sur 35 kilomètres de ligne, il existe pas moins de 30 passages à niveau. Par soucis d’impartialité, examinons ensemble un article publié sur « Infolignes » :

 

Pourquoi supprime-t-on les passages à niveau ?

par Infolignes

La disparition progressive des passages à niveau a pour but de renforcer la sécurité. Aujourd’hui, dans le cadre de la modernisation du réseau ferroviaire, ils sont systématiquement supprimés à l’occasion de travaux lourds.

 

Les passages à niveau présentant des critères de fréquentation ou d’accidentologie significatifs (trafic important, mauvaise visibilité...) sont dits « préoccupanundefinedts » et donc supprimés en priorité. Environ 15 des 400 passages à niveaux classés comme tels le sont chaque année. Ils sont remplacés par ce que les ingénieurs de la SNCF appellent des « Ponts Route » ou des « Ponts Rail » qui sont respectivement des ponts pour les voitures et pour les trains. Lorsque la suppression n’est pas physiquement envisageable, des améliorations ponctuelles de la sécurité sont réalisées : mise aux normes en fonction de l’évolution routière ou ferroviaire, aménagement routier, modifications de l’équipement de signalisation.

 

Les lignes à grande vitesse, celles sur lesquelles le TGV circule à 300 km/h (ou 320km/h dans l’est de la France), ont  pour particularité de ne pas être traversées par des passages à niveau. 

 

SNCF : sécurité accrue au passage à niveau

Chaque année, plus de mille passages à niveau sont brisés par des automobilistes irresponsables. Sur ces mille bris de barrières, on recense plus de 150 collisions avec un train. 50 personnes trouvent la mort chaque année dans ces collisions. Pour remédier au problème, la SNCF a trouvé un moyen d'interrompre la circulation des trains en cas de bris de barrière.

 

Il existe encore près de 17 000 passages à niveau en France. Afin d'améliorer la sécurité, RFF (Réseau Ferré de France) propriétaire des infrastructures, supprime une centaine de passages à niveau chaque année. Mais cela coûte cher. Il faut compter entre 1 525 000 et 2 300 000 € (entre 10 et 15 millions de francs) pour en remplacer un par un pont ou un tunnel.

 

En 1999, des agents SNCF avaient imaginé un système ingénieux qui permettrait de stopper les trains en cas de bris de barrières. L'astuce consistait à inclure un fil rigide dans celle ci, qui serait sectionné en cas d'enfoncement. Sa rupture commanderait l'allumage d'une torche à flamme rouge, torche utilisée par les agents SNCF et qui ordonne aux conducteurs l'arrêt immédiat. L'allumage de la torche préviendrait le conducteur d'un bris de barrière qui déclenchera aussitôt le freinage d'urgence, ce que lui permettra de s'arrêter avant le passage à niveau ou bien de réduire considérablement sa vitesse. Malheureusement ce projet avait été abandonné, car après une série d'essais, les tests ont démontré que le fil rigide se tendait, mais ne se rompait pas.

 

En l'an 2000, le patron d'une petite entreprise de St Raphaël, fournisseur de barrière pour passage à niveau, s'est penché sur le problème et a trouvé la solution. Plutôt qu'un fil conducteur, il a opté pour des morceaux de métal reliant chaque plaque rouge réfléchissante de la barrière. Dès qu'une barrière est brisée, les morceaux de métal ne sont plus en contact, ce qui déclenche aussitôt une alerte au poste d'aiguillage, et l'agent de circulation stoppe aussitôt toutes les circulations dans le secteur du passage à niveau. Ce système n'est pas encore branché sur une alerte directe avec les conducteurs de trains, mais c'est en étude.

 

Grâce à ce procédé, RFF équipe ses passages à niveau réputés comme sensible d'autant plus que l'investissement est minime : 300 € (environs 2 000 francs) par barrière. Sur les 17 000 passages à niveau existant en France, RFF équipe chaque année 1 800 barrières par ce système.

Par Franck Menant

 

Il reste à déterminer maintenant si ce type d’équipent est, ou va être installé prochainement sur la ligne Motteville – Montérolier Buchy. La sécurité des humains devrait être la préoccupation bien avant les profits. Il reste aussi à déterminer si cette ligne dégagera suffisamment de profits par rapport aux travaux engagés. Que de questions …

La suite dans les prochains jours, soyez au rendez-vous sur Eawy News.

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