Magazine d'informations sur les associations, et les services de la région de la forêt d'Eawy et ses alentours. Magazine historique, culturel et environnemental.
Deuxième édition du salon de la sculpture au Bolhard, les 24 et 25 novembre
Après le succès de l’an passé, l’association Socio-Culturelle du Plateau de Bosc-le-Hard a reconduit le salon de la sculpture, avec son animateur de l’atelier sculpture, le talentueux Pétré Mazilu.
L’invité d’honneur cette année est Annick Colette-Frémond, célèbre sculpteur sur ivoire. 25 sculpteurs exposeront leurs œuvres : sur bois, albâtre, stéatite, plâtre, terre cuite, bronze…
Dieppe : cité de l’ivoire
L'origine de l'ivoirerie dieppoise remonte au XIVème siècle, elle semble liée aux découvertes et aux commerces des navigateurs dieppois sur les côtes d'Afrique. Mais il s'agit de pures suppositions d'historiens. A cette époque l'ivoire est appelé Morfil. La quantité d'ivoire augmentant considérablement, Dieppe devient un centre de commerce de l'ivoire alimentant tout le pays et principalement Paris. Rapidement, des Dieppois se mettent à imiter le travail des ivoiriers parisiens et se font reconnaître par la qualité et la finesse de leur travail. A l'époque la réputation des ivoiriers dieppois est supérieure à celle de leurs collègues parisiens. Saviez-vous que sous Louis XIV, il y avait 300 personnes qui vivaient de l’ivoire à Dieppe ?
Aujourd’hui, il ne reste que deux artisans ivoiriers sur Dieppe dont la famille Colette. Installée dans son atelier du 3 rue Ango depuis la moitié du XIXème siècle.
Annick Colette-Frémond perpétue cette tradition en travaillant cette matière noble et dure comme le diamant. Elle est la seule femme ivoirière de France. De ce passé artistique, le musée château de Dieppe abrite une très belle collection d'ivoires, la plus remarquable d'Europe (plus d'un millier d'objets qui retrace toute l'histoire de l'ivoirerie dieppoise et démontre le savoir faire de ces sculpteur oubliés de tous.
La dynastie des Colette
Charles Tranquille Colette, né en 1825, ouvre son atelier rue des Fontaines à Dieppe de 1870 à 1895
Jules-Auguste Colette ouvrira son magasin 164 Grand-rue ; il aura 4 ouvriers et deux apprentis.
Maurice Colette , sculpteur, peintre et graveur, prend la succession Grand Rue; il vendra le magasin en 1965 et s’installe avec son fils Jean rue Notre-Dame.
Jean Colette né en 1921, laissera la rue Notre-Dame pour la rue Ango.
Annick Colette sa fille, diplômée des Beaux Arts, travaille à l’atelier depuis 20 ans ; la seule ivoirière de France
Venez rencontrer les sculpteurs les 24 et 25 novembre prochain dans la salle des loisirs du Bolhard de 10 h à 18 h 30. L’entrée est gratuite. Des démonstrations de sculpture auront lieu sur place.
Une tombola est prévue. 3 lots seront à remporter.
Le public sera actif en désignant 1 prix de sculpture.