Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 00:00

Culturel : Pourquoi nous indignons-nous ?

 

Là-bas si j'y suis

Quelle est cette émission ?

 Daniel-Mermet

Là-bas si j'y suis est une émission de radio créée en 1989, produite et animée par Daniel Mermet. Cette émission est diffusée sur France Inter du lundi au jeudi, après avoir été présente sur les ondes cinq jours par semaine depuis sa création jusqu'à fin juin 2013.

Cette émission est principalement constituée de reportages, suivant une ligne éditoriale critique et engagée. Abordant de nombreux thèmes (société, voyages, luttes, média, etc.), elle tente de donner un éclairage différent à l'actualité, tant locale qu'internationale en donnant la parole à ceux qui ont moins d'exposition médiatique. Elle est qualifiée par son animateur de « modeste et géniale ». Elle constitue une émission atypique dans le paysage radiophonique français.

Un autre élément non négligeable de cette émission est, dans les premières minutes, la diffusion d'une sélection de messages laissés par les AMG (« auditeurs modestes et géniaux ») sur le répondeur téléphonique de l'émission, qui donnent entre autres des informations sur la vie sociale locale, ainsi que les dates et lieux des « repaires de là-bas », débats réunissant des amateurs de l'émission.


Description de l’émission

La vie des gens d'ici ou d'autres pays, les mouvements sociaux ou les ghettos des riches, les menaces sur les services publics ou les lobbies des sociétés multinationales, l'altermondialisme, les OGM, les nanotechnologies, le microcrédit, sont quelques-uns des thèmes abordés par l'émission. Daniel Mermet diffuse de nombreux reportages réalisés à l'étranger, en Grèce, en Italie, en Espagne, au Maghreb, en Amérique, à Dubaï, en Palestine, etc. Là-bas si j'y suis s’ouvre chaque jour par une sélection de messages reçus sur le répondeur téléphonique de l'émission. Les auditeurs y réagissent à l'actualité, y expriment leurs accords ou leurs désaccords avec les thèmes traités par les émissions précédentes, y font part de leurs colères ou de leur enthousiasme parfois avec humeur et souvent avec humour…

Dans le journal mensuel Le Monde diplomatique, le journaliste Jean-Claude Guillebaud écrit en février 2000 : « Là-bas si j’y suis n’est pas seulement une magnifique innovation radiophonique que plusieurs prix ont récompensée. C’est aussi quelque chose comme un contre-pouvoir médiatique, un lieu unique de résistance à l’air du temps. Les oubliés de la grande information y retrouvent les vaincus du système, les sans-grade et sans-paillettes, les anonymes du bout de la France ou les copains de bistrot que les reporters de l’équipe Mermet savent écouter avec une fraternité sans chichis » .

L'émission accueille une fois par mois des journalistes du Monde diplomatique qui viennent parler des sujets abordés dans le numéro en cours de publication.

Le générique de l'émission est issue du titre Love for Sale de Cole Porter dans l'enregistrement de Cannonball Adderley.

L'émission utilise un jingle qui est le bruit d'échappement d'une moto américaine Harley Davidson.


L'équipe

Producteur délégué : Daniel Mermet

Réalisateurs : Jérôme Chelius et Franck Haderer

Attaché de production : Jonathan Duong

Reporters : Giv Anquetil, Antoine Chao, Charlotte Perry, François Ruffin, Anaëlle Verzaux, Gaylord Van Wymeersch.

---

Anciens reporters  : Sylvie Coma, Zoé Varier, Hervé Pauchon, Leila Djitli, Olivia Gesbert, Pascale Pascariello, Francesco Giorgini, Claire Hauter, Sonia Kronlund, Renaud Lambert, Sophie Le Chevalier, Julien Brygo, Inès Léraud, Christelle Loigerot, Aude Merlin, Anne Riou, Sylvain Savolainen, Thierry Scharf, Sophie Simonot, Dillah Teibi, Sarah Lefèvre, Emmanuelle Walter et Ludovic Dunod.

Anciens réalisateurs : Bruno Carpentier, Antoine Chao, Lauranne Thomas, Yann Chouquet, Khoi N'Guyen, Raphaël Mouterde, Lucie Akoun et Michelle Soulier.

 Responsable du répondeur : Stéphanie Fromentin


Les Amis de Là-bas si j'y suis

En 2005, Daniel Mermet propose que ses auditeurs se réunissent localement pour discuter de façon conviviale. Les « Repaires des Amis de Là-bas si j'y suis » permettent aux auditeurs de se rencontrer, un peu partout en France. Ils sont régulièrement annoncés à l'antenne, par le répondeur ou par Daniel Mermet lui-même. La liste est aussi disponible sur internet.

Les Amis de là-bas si j'y suis sont également régulièrement surnommés par Daniel Mermet les AMG (les « auditeurs modestes et géniaux). On parle donc parfois de « repaires des AMG ».

 

Récompenses

  • Prix Ondas, décerné à Daniel Mermet (1992)
  • Prix de la Société civile des auteurs multimédia : œuvre de l'année, catégorie radio (1993
  • Prix Goretta (1996) décerné à la reporter Zoé Varier
  • Prix du Conseil français de l'audiovisuel (1998)
  • Grand Prix de la SCAM décerné à Daniel Mermet, "pour l'ensemble de son oeuvre" (2013)

 

Publication

Daniel Mermet, Là-bas si j'y suis. Carnets de routes, éd. Pocket, Paris, 444 p., 2000, (ISBN 2-266-10424-1)


Historique

2006 : changement d'horaire de diffusion

En 2006, la direction de France Inter annonce son intention de décaler l'émission à la plage 15 h-16 h (au lieu de 17 h-18 h) lors la rentrée de septembre. Cette disposition est combattue par Daniel Mermet car elle entraînerait selon lui une perte d'audience. Les auditeurs se sont mobilisés pour soutenir l'émission, et une pétition en ligne est lancée contre ce glissement d'horaire pouvant être considéré comme une reprise en main politique à la veille desélections présidentielles de 2007 (ce que la direction de France Inter nie).

Le cap des 200 000 signatures est dépassé le 9 juillet, mais sans pour autant infléchir la décision de la radio. En septembre 2006, la pétition a atteinte 215 972 signatures, et Daniel Mermet envoie un email aux signataires.

La relégation de l’émission aura finalement fait perdre des auditeurs par rapport à l’audience qu’avait « Là-bas si j'y suis » à 17 heures. Mais ceci de façon momentanée, car aujourd'hui grâce au procédé du podcasting, l'audience ne cesse d'augmenter et Daniel Mermet reste très écouté à la radio comme sur internet (600 000 auditeurs réguliers).


Conflits internes

L'équipe de Là-bas si j'y suis a connu plusieurs conflits internes. Joëlle Levert en 2003, puis Thierry Scharf et Claire Hauter ont mis en cause le style de management de Daniel Mermet et les conditions de travail pour l'émission.

Dans sa dernière réponse du 29 septembre 2004, intitulée « Pourquoi tant d'amour ? », Daniel Mermet précise : « il ne s'agit pas d'un conflit opposant un gros vilain chef à d'innocentes victimes précarisées, mais tout simplement d'un budget insuffisant. La cause de cette crise est là, et nulle part ailleurs. »

Olivier Cyran revient en 2013 sur cette question et propose le témoignage de trois anciens salariés de l'émission qui dénoncent la manière dont le producteur gère ses collaborateurs. Antoine Chao donne son avis de reporter dans une tribune publiée par Rue89 le 7 juillet 2013 : « la direction de France Inter nous a annoncé, le 28 juin, son intention de supprimer l’émission du vendredi et 20 % du budget par la même occasion. Les conditions de production de l’émission et de rémunération de l’équipe risquent d’en prendre un coup à la rentrée. »


2013 : répondeur téléphonique

Le 26 juin 2013, à l'occasion d'une émission dédiée aux messages des auditeurs sur le répondeur téléphonique (qui est maintenant une boîte vocale), Daniel Mermet indique que le répondeur est utilisé depuis 20 ans, il reçoit une moyenne de 50 messages par jour, et l'émission en diffuse une moyenne 8 à 10 par jour.

En 2013, la direction de France Inter annonce à l'équipe son intention de supprimer l'émission du vendredi pour la rentrée de septembre.


2014 : disparition

Le 27 juin 2014, après avoir réduit la diffusion de l'émission à quatre jours par semaine au lieu de cinq à partir de septembre 2013, Laurence Bloch, directrice de France Inter, annonce en juin 2014 l'arrêt de l'émission, contre la volonté de son équipe.

 

Sources wikipédia

Partager cet article

Repost 0
Published by ben.m - dans culturel
commenter cet article

commentaires